"Bibi, tu ferais mieux de faire attention, sinon tu vas bientôt te retrouver seul face à l'Iran" : c'est la menace ultime qu'aurait proférée Donald Trump envers Benyamin Netanyahou lors d'un appel téléphonique dans la soirée de lundi, lui intimant de suspendre une opération militaire d'envergure contre la République islamique qui s'apprêtait à être lancée par Tsahal.
Au lendemain de ces révélations sur les fortes pressions exercées par la Maison Blanche, de nouveaux détails émergent sur l’opération israélienne qui a finalement été annulée à la dernière minute, contraignant des dizaines d'avions de chasse prêts à décoller à rester au sol.
Selon le journaliste militaire Doron Kadosh de Galei Tsahal, l’attaque préparée par Israël était loin d’être symbolique. Il s’agissait d’une opération aérienne d’envergure, planifiée pendant plusieurs heures par l’establishment sécuritaire après les tirs de missiles iraniens contre Israël.
Contrairement à certaines opérations précédentes, limitées à des objectifs précis, cette fois-ci les cibles retenues comprenaient des infrastructures nationales sensibles. Selon le rapport, l’objectif était de porter un coup significatif aux capacités économiques du régime iranien et d’accentuer la pression sur Téhéran. D’autres objectifs stratégiques figuraient également sur la liste des cibles, sans que leur nature puisse être dévoilée pour des raisons de sécurité.
L’opération était arrivée à un stade très avancé. Des dizaines d’appareils de l’armée de l’air avaient déjà été armés et positionnés pour le décollage lorsque l’ordre d’interrompre la mission est tombé.
La pression américaine ne s’est pas limitée aux conversations privées. Quelques heures avant l’heure prévue du décollage, Trump a publiquement appelé Israël à mettre fin aux frappes, renforçant encore la pression sur le gouvernement israélien.