La Knesset a adopté lundi en deuxième et troisième lectures une loi accordant un statut officiel à la langue des signes israélienne, une mesure saluée comme une avancée importante pour les personnes sourdes et malentendantes du pays.
Le texte, porté conjointement par les députés Avichai Boaron et Hili Tropper, a été approuvé à l’unanimité des six députés présents lors du vote.
La loi reconnaît officiellement la langue des signes israélienne et confie à l’Académie de la langue hébraïque la mission de contribuer à sa préservation, à son développement et à sa promotion.
Les promoteurs de la réforme estiment que cette reconnaissance renforcera le statut de la langue des signes dans l’espace public et favorisera une meilleure accessibilité pour des milliers de citoyens.
Le député Hili Tropper a souligné que l’adoption du texte résultait d’une coopération entre la coalition et l’opposition. « Dans une période difficile pour la société israélienne, il est important de rappeler que nous sommes encore capables de travailler ensemble sur des sujets qui améliorent la vie des citoyens », a-t-elle déclaré.
L’exposé des motifs de la loi rappelle que la langue des signes constitue le principal moyen de communication de nombreuses personnes sourdes et malentendantes et représente un élément central de leur identité culturelle.