La France, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont annoncé conjointement ce mardi l'imposition de sanctions contre une série de personnalités israéliennes.
Ainsi, Bezalel Smotrich, ministre des Finances, se voit interdit de territoire dans chacun de ces six pays. Sont également visés quatre dirigeants d'organisations civiles juives en Judée-Samarie ainsi que 21 habitants juifs de cette région que ces gouvernements accusent d'avoir été impliqués dans des actes de violence.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a détaillé les raisons de cette décision commune : « Nous imposons aujourd'hui de nouvelles sanctions contre les responsables de l'intensification de la colonisation et de la violence en Cisjordanie. Au niveau national, nous avons interdit l'entrée sur notre territoire du ministre Bezalel Smotrich, de quatre dirigeants d'organisations de colons et de vingt et un colons impliqués dans des violences. », écrit le ministre sur son compte X.
Barrot a également visé directement la politique de Smotrich, l'accusant de « promouvoir activement l'annexion de la Cisjordanie ». Selon lui, cette ligne politique « va à l'encontre de la position de la majorité de la communauté internationale », qui soutient la solution à deux États. Le ministre français a également reproché à Smotrich d'œuvrer contre l'Autorité palestinienne.
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Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié une déclaration cinglante en réponse à ces sanctions.