« Nous avons brisé l’équation du cessez-le-feu. » C’est ainsi que Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a présenté le récent échange de frappes avec Israël. Dans un message publié sur X, il a affirmé que l’Iran avait créé une nouvelle réalité stratégique et averti que toute nouvelle action israélienne entraînerait une réponse similaire, voire plus sévère.
Cette ligne est reprise par les médias officiels iraniens. En une, le Tehran Times titre : « La réponse douloureuse de l’Iran redéfinit l’équation régionale ». Le journal affirme que les frappes iraniennes ont créé un nouvel équilibre de dissuasion au Moyen-Orient.
Pour illustrer cette prétendue victoire, le quotidien publie la photo des restes d'un missile iranien tombé près de Jéricho. Il s'agit de débris d'un missile intercepté par la défense aérienne israélienne et tombé dans une zone ouverte.
Pour Israël, le véritable enjeu n'est pas seulement militaire mais aussi narratif. Les responsables iraniens cherchent à imposer l'idée qu'ils ont changé les règles du jeu et établi une nouvelle équation entre Téhéran, Israël et ses alliés.
Le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, a rejeté cette interprétation. « L’Iran échouera dans sa tentative d’imposer une nouvelle réalité », a-t-il déclaré, affirmant qu’Israël ne permettra pas à Téhéran de redéfinir l’équilibre régional.