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Wall Street Journal : « l’Iran n’hésite plus à prendre des risques »

D'après le quotidien américain, Téhéran cherche à démontrer qu’il demeure une puissance régionale capable de défier Israël et les États-Unis malgré les frappes subies ces derniers mois

2 minutes
9 juin 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Wall Street Journal : « l’Iran n’hésite plus à prendre des risques »
Istock

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Les récentes salves de missiles balistiques tirées par l’Iran contre Israël ne constituent pas seulement une réponse militaire. Elles traduisent également, selon l'analyse du Wall Street Journal, une évolution profonde de la stratégie de Téhéran. Les dirigeants iraniens cherchent désormais à afficher ouvertement leur puissance régionale et à convaincre leurs adversaires qu’ils conservent des capacités de frappe importantes malgré la campagne militaire menée conjointement par Israël et les États-Unis depuis la fin du mois de février.

Les auteurs de l'analyse les célèbres journalistes Lawrence Norman et Jared Malsin, estiment également que l’Iran tente de placer Washington dans une position délicate. En démontrant sa capacité de nuisance, Téhéran espérerait peser sur les discussions diplomatiques en cours et pousser l’administration américaine à limiter le champ d’action israélien, notamment au Liban.

Cette évolution serait portée par une nouvelle génération de responsables iraniens. Contrairement à leurs prédécesseurs, souvent décrits comme prudents et soucieux d’éviter une confrontation directe, ces dirigeants seraient davantage enclins à prendre des risques afin de restaurer la capacité de dissuasion du régime.

Pour Ali Vaez, directeur du programme Iran au sein de l’International Crisis Group interrogé, la guerre a paradoxalement rendu l’Iran moins prudent. : « La guerre a rendu l’Iran moins réticent au risque, pas davantage ».

L’un des enseignements majeurs de cette séquence est la normalisation progressive du face-à-face direct entre Israël et l’Iran. Un tel scénario paraissait encore improbable il y a quelques années. Désormais, selon le journal américain, les deux puissances semblent accepter l’idée d’affrontements ouverts, marquant une nouvelle phase dans l’équilibre stratégique du Moyen-Orient.