Selon lui, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait vu d’un mauvais œil la disparition du régime syrien, qui avait respecté pendant des décennies l’accord de cessez-le-feu conclu avec Israël sur le plateau du Golan en 1974. Il estime que, durant la guerre civile syrienne, Israël a principalement concentré ses frappes contre les forces iraniennes et le Hezbollah, sans chercher à provoquer la chute du régime de Damas.
Jean-Pierre Filiu considère que l’objectif israélien demeure la préservation d’une Syrie affaiblie et fragmentée, afin d’empêcher l’émergence d’une puissance hostile à proximité de ses frontières. Il évoque également les relations développées ces derniers mois entre Israël et certaines figures de la communauté druze syrienne, notamment le cheikh Hikmat al-Hijri. Selon lui, Jérusalem a présenté son implication comme une protection des Druzes de la région de Soueïda.
Enfin, l’auteur de la tribune, connu pour son tropisme anti-isaélien, avance que la déstabilisation de certaines régions syriennes aurait favorisé le maintien de réseaux liés au trafic de Captagon et que la situation dans la région de Soueïda a contribué à l’essor de ces activités illicites, « Israël protège le dernier bastion des narcotrafiquants en Syrie » affirme-t-il, accusations contestées par de nombreux responsables israéliens.
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