Selon la chaîne Iran International, proche de l’opposition iranienne en exil, les frappes auraient visé le complexe « Ahmad Kazemi », l’un des principaux centres de production, d’assemblage et de stockage de missiles des Gardiens de la Révolution.
Des habitants de la région ont diffusé des vidéos montrant plusieurs impacts dans les zones montagneuses entourant Najafabad ainsi que dans les secteurs de Vileh-Shahr, Khomeyni-Shahr et Homayoun-Shahr, où se situe le complexe militaire.
Le site porte le nom d’Ahmad Kazemi, ancien commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution. Couvrant près de deux kilomètres carrés, il est considéré comme l’un des piliers du programme balistique iranien.
L’Initiative pour la prévention de la menace nucléaire le décrit comme le plus grand centre iranien de fabrication et d’assemblage de missiles. Créé à la fin des années 1980 avec l’aide de la Chine et de la Corée du Nord, il produit notamment des carburants solides et liquides ainsi que différents types de missiles stratégiques.
Les médias iraniens qualifient régulièrement ces installations de « villes de missiles », en raison de leur taille et de leur niveau de protection. Le site disposerait d’une capacité de stockage allant jusqu’à 2 000 missiles. Toutefois, après plusieurs mois de guerre et de frappes répétées contre les infrastructures militaires iraniennes, le nombre exact de missiles encore présents sur place demeure inconnu.