International

Echec et mat pour l'Iran

La Fédération internationale des échecs -FIDE- a infligé une amende de 25 000 euros à l’Iran après le boycott délibéré de son équipe féminine lors d’un match contre Israël aux 45ᵉ Olympiades d’échecs, organisées à Budapest le 22 septembre 2024, une plainte avait été déposée par la Fédération israélienne des échecs.

3 minutes
12 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Echec et mat pour l'Iran
Echec et mat, Istock

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Dans son verdict, la commission d’éthique et de discipline de la FIDE conclut à l’unanimité que l’absence de l’équipe iranienne était intentionnelle et constituait une violation directe des principes de non-discrimination de la FIDE. Elle a rejeté l’argument avancé par Téhéran selon lequel des inondations du Danube auraient empêché l’équipe de rejoindre le site de la compétition.

Les organisateurs du tournoi ont en effet confirmé que les conditions permettaient à toutes les équipes de jouer lors de la dernière journée. Un élément jugé déterminant par la commission : l’équipe masculine iranienne, soumise aux mêmes contraintes logistiques, est arrivée à temps et a disputé son match contre l’Arménie. La FIDE souligne également que l’arbitre principal avait été informé en amont d’un possible boycott et n’avait reçu aucune notification officielle de l’Iran le jour du match.

Israël s’est vu attribuer une victoire technique 4–0, décision jugée « claire et justifiée » par la commission. En parallèle, elle a estimé nécessaire d’imposer une sanction financière, bien que inférieure au maximum prévu, en raison de la gravité du choix d’une fédération nationale de refuser une confrontation sportive pour des motifs politiques.

La FIDE a fixé un délai de 21 jours pour le paiement de l’amende. À défaut, la Fédération iranienne d’échecs s’exposerait à une exclusion temporaire d’un an des activités de l’Assemblée générale de la FIDE.

Le président de la Fédération israélienne des échecs, le Dr Zvika Barkai, a salué une décision « importante, qui rétablit le respect et la justice dans le sport israélien », estimant que la FIDE avait pris « une position ferme contre toute forme de discrimination ». Il a rappelé qu’Israël n’accepterait pas que ses athlètes soient victimes de boycotts politiques.

Ce n’est pas la première fois que la FIDE est confrontée à des tentatives de boycott liées à Israël. En novembre 2022, le Championnat du monde par équipes à Jérusalem avait été maintenu malgré les pressions du mouvement BDS. En avril 2023, trois joueurs tunisiens avaient été exclus d’un championnat scolaire mondial en Grèce après avoir refusé d’affronter des joueurs israéliens, dont un enfant de neuf ans.

Dès 2020, la FIDE avait déjà averti l’Iran qu’il risquait une suspension pour ses refus répétés de jouer contre des Israéliens. L’affaire de la joueuse iranienne Sara Khadem, contrainte de quitter son pays après avoir concouru sans hijab lors des championnats du monde rapides et blitz en 2022, avait également mis en lumière les tensions persistantes entre sport, politique et liberté individuelle.

À travers cette décision, la FIDE entend rappeler que les compétitions internationales doivent rester un espace neutre, à l’abri des pressions politiques, et que toute discrimination fondée sur la nationalité ou l’origine constitue une violation grave des règles du jeu.

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