Depuis le début de la guerre entre Israël, les États-Unis et le régime iranien, les réactions officielles dans le monde arabe restent mesurées. Selon Ynet, plusieurs services de renseignement israéliens suivent de près les déclarations publiques et les médias arabes, qui révèlent une attitude ambivalente face à l’affaiblissement de l’Iran.
Dans plusieurs pays du Golfe, les autorités ont adopté une ligne de prudence. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont appelé à éviter une escalade régionale tout en évitant de défendre ouvertement Téhéran. L’Égypte du président Abdel Fattah al-Sissi a également insisté sur la nécessité de préserver la stabilité régionale. Dans ces pays, les médias rappellent régulièrement le rôle joué par l’Iran dans les conflits en Syrie, en Irak, au Liban ou au Yémen, où les milices soutenues par Téhéran ont renforcé son influence pendant plus d’une décennie.
Dans certains éditoriaux arabes, l’affaiblissement de l’Iran est parfois accueilli avec une satisfaction discrète. La mort de l’ancien guide suprême Ali Khamenei et les frappes contre des infrastructures militaires iraniennes sont perçues par certains commentateurs comme un revers majeur pour l’« axe de la résistance », qui regroupe notamment le Hezbollah libanais et les milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie.
Mais ces réactions positives restent souvent accompagnées d’une forte prudence. Plusieurs analystes arabes évoquent le risque d’un nouvel équilibre régional dans lequel Israël renforcerait sa place dans les alliances sécuritaires du Moyen-Orient, notamment après les accords de normalisation signés ces dernières années avec certains pays arabes. Dans ce contexte, beaucoup de gouvernements préfèrent éviter toute prise de position trop tranchée, observant l’évolution de la guerre tout en cherchant à limiter ses répercussions sur la région.
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