Les services de renseignement américains considèrent que le pouvoir en Iran demeure stable et ne présente pas de risque immédiat d’effondrement, malgré près de deux semaines de frappes menées par les États-Unis et Israël.
Selon ces sources, les évaluations internes convergent vers la conclusion que les autorités iraniennes conservent un contrôle significatif sur la population et sur les institutions du pays. Le dernier rapport d’analyse aurait été finalisé récemment, sur la base de multiples informations recueillies par les agences de renseignement américaines.
Un régime encore cohérent malgré la mort de Khamenei
Les analystes soulignent notamment la capacité de résilience du système politique iranien, malgré l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei le 28 février, au premier jour des frappes américaines et israéliennes.
Depuis sa mort, les institutions du régime, notamment les Gardiens de la révolution islamique, continuent de fonctionner et d’exercer leur autorité sur le pays. L’organe religieux chargé de désigner le guide suprême, l’Assemblée des experts, a par ailleurs annoncé la nomination de Mojtaba Khamenei, fils du dirigeant défunt, comme nouveau guide suprême.
Un responsable israélien cité par des sources diplomatiques a reconnu que, lors de discussions internes, certains responsables à Jérusalem admettent qu’il n’existe aucune garantie que la guerre conduise à la chute du régime iranien. Les analystes soulignent toutefois que la situation reste fluide et susceptible d’évoluer.
Washington cherche une issue au conflit
Aux États-Unis, la pression politique augmente à mesure que le conflit se prolonge, notamment en raison de la hausse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Le président Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait chercher à mettre un terme à l’opération militaire, la plus importante menée par les États-Unis depuis la guerre d'Irak de 2003.
Depuis le début des hostilités, les forces américaines et israéliennes ont frappé de nombreuses cibles en Iran, notamment des systèmes de défense aérienne, des installations nucléaires et des responsables politiques et militaires de haut rang. L'armée américaine revendique à e jour 5 500 frappes contre l'Iran.
Si Donald Trump avait initialement appelé les Iraniens à « reprendre le contrôle de leur gouvernement », plusieurs responsables de son administration ont ensuite précisé que le renversement du régime ne constituait pas officiellement l’objectif de la campagne militaire.
Les limites d’une opposition armée
Dans ce contexte, certaines forces d’opposition tentent de tirer parti de la situation. Des groupes kurdes iraniens basés en Irak ont récemment pris contact avec des responsables américains afin d’obtenir un soutien militaire pour mener des attaques contre les forces de sécurité iraniennes dans l’ouest du pays.
Le dirigeant kurde Abdullah Mohtadi, chef du parti Kumala, a affirmé que des milliers de jeunes seraient prêts à prendre les armes contre le gouvernement iranien si Washington leur apportait son soutien.
Cependant, selon plusieurs évaluations des services de renseignement américains, ces organisations ne disposent pas des effectifs ni de l’armement nécessaires pour mener une insurrection durable contre les forces de sécurité iraniennes.
D’après des sources proches du dossier, des groupes kurdes ont récemment demandé à Washington la fourniture d’armes et de véhicules blindés. Le président Donald Trump aurait toutefois décidé de ne pas autoriser ces forces à pénétrer sur le territoire iranien pour le moment.
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