Israël

Les grandes lignes de la conférence de presse de Binyamin Netanyahou

Pour la première fois depuis le début de l'opération Rugissement du Lion, le Premier ministre Netanyahou a tenu une conférence de presse.

5 minutes
12 mars 2026

ParGuitel Benishay

Les grandes lignes de la conférence de presse de Binyamin Netanyahou

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Pour la première fois depuis le début de l'opération Rugissement du Lion, le Premier ministre Netanyahou a tenu ce soir (jeudi) une conférence de presse lors de laquelle il a abordé plusieurs sujets: l'Iran, le Hezbollah mais aussi la demande de grâce qu'il a déposée auprès du Président Herzog.

Il a également salué l'action héroïque des soldats de Tsahal et des forces de sécurité.

Iran

Le Premier ministre est revenu sur les acquis israélo-américains depuis le début de l'opération en Iran. ''Nous avons éliminé le vieux tyran. Et le nouveau tyran, la nouvelle marionnette des Gardiens de la Révolution, ne peut pas montrer son visage en public. Si j'étais agent d'assurance, je n'émettrais pas de polices d'assurance-vie pour Mojtaba Khamenei et Naim Qassem'', a déclaré Netanyahou.

Il a souligné la coopération sans précédent entre Israël et les Etats-Unis et sa proximité personnelle avec le Président Trump avec lequel il affirme parler presque tous les jours. ''Cette combinaison est la clé. Les menaces montent et descendent, mais lorsque nous devenons une puissance régionale, et dans certains domaines une puissance mondiale, nous avons la capacité d'éloigner les dangers et d'assurer notre avenir'', a affirmé Netanyahou.

Interrogé sur les objectifs de la guerre, le Premier ministre a affirmé qu'il s'agissait d'objectifs clairs. ''J'ai défini les objectifs de la manière la plus claire — porter des coups sévères au programme nucléaire et aux missiles balistiques, et les empêcher de les enfouir sous terre. Ces objectifs, nous les atteindrons. J'ai ajouté un objectif supplémentaire : créer les conditions permettant au peuple iranien de se débarrasser de ce terrible régime tyrannique. Créer les conditions ne garantit pas que cela se réalisera. Cela dépend du peuple iranien. On peut mener quelqu'un à l'abreuvoir, mais on ne peut pas le forcer à boire''.

Le Premier ministre a reconnu qu'il n'était pas certain que l'opération en cours entraine automatiquement la chute du régime des mollahs.

Netanyahou a ajouté : ''Nous créerons les conditions optimales, notamment par des frappes aériennes, comme nous l'avons fait hier et ces derniers jours, afin d'essayer de leur donner (au peuple iranien) la marge nécessaire pour descendre dans la rue. Parallèlement, nous broyons ce régime jusqu'à le réduire en poudre. Dans l'opération Eveil du Lion l'objectif était de les éloigner d'une concrétisation imminente du développement d'une arme nucléaire, ainsi que des infrastructures de production de dizaines de milliers de missiles. C'est ce que nous avons fait. Nous espérions que Khamenei entendrait les menaces du président Trump et les miennes. Il n'en a pas tenu compte, c'est pourquoi nous avons mis fin à cela. Nous avons prouvé que nous sommes très sérieux. Nous ne leur permettrons pas de développer ces menaces existentielles contre l'État d'Israël, les États-Unis et l'Occident. »

Toujours sur l'Iran, le Premier ministre a affirmé: ''Il y aura des surprises, je ne peux pas en dire davantage, je suis tenu de maintenir un certain brouillard. Ce que je peux vous dire, c'est que nous avons un avantage bien plus grand que ce que nous espérions. Nous atteindrons tous nos objectifs''.

Le Hezbollah

Sur le Hezbollah, Netanyahou a déclaré : ''Il ressent la force de notre bras et la ressentira encore davantage. Il paiera un lourd tribut pour son agression''.

Le Premier ministre a témoigné de sa solidarité aux habitants du nord et en a profité aussi pour féliciter le peuple israélien de sa résilience et de sa discipline au regard des consignes du Commandement du Front intérieur: ''C'est ce qui me permet, à moi, au gouvernement ainsi qu'aux combattants de Tsahal de continuer jusqu'à l'atteinte de nos objectifs''.

Grâce présidentielle

Le Premier ministre a dû répondre à plusieurs questions sur le sujet de la grâce présidentielle et notamment sur les propos sévères du Président Trump à l'encontre du Président Herzog.

Binyamin Netanyahou a assuré qu'il n'était pas à l'origine de la pression exercée par le Président Trump. ''Je n'ai pas l'intention de commenter les propos de tel ou tel président américain. Je m'étonne que vous ne posiez pas cette question lorsque Biden s'est ingéré dans la question de la réforme judiciaire. Les présidents américains sont libres de dire ce qu'ils ont sur le cœur. C'est ce qu'il a sur le cœur. Cela vient de lui parce qu'il pense qu'il y a ici une chasse à l'homme. Il a raison. Il pense qu'il y a ici une chasse politique, un procès qui n'aurait jamais dû voir le jour et qui aurait dû être classé après que toutes ces choses terribles y ont été découvertes : extorsion par menaces, falsification de procès-verbaux, écoutes clandestines, utilisation de logiciels espions'', a ajouté Netanyahou.

Il a ajouté que ce procès devait s'arrêter et que le Président Herzog est appelé à prendre ''la bonne décision'' sans tenir compte des pressions extérieures mais aussi intérieures.

Bugdet et loi sur la conscription

Le Premier ministre a expliqué que la loi sur la conscription des orthodoxes n'avait pas été abandonnée mais reportée. Il a dit souhaiter que son gouvernement termine son mandat qui court jusqu'au mois d'octobre de cette année et que la loi sur la conscription soit proposée au vote de la Knesset une fois que le budget sera adopté.

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