Après un mois de guerre, le shopping en centre commercial retrouve en Israël un nouveau souffle. À l’approche des fêtes, beaucoup de familles cherchent à sortir de la maison, occuper les enfants et retrouver un semblant de normalité. Ce mouvement s’explique aussi par le net ralentissement du commerce en ligne international. Selon des données de Shop Analytics, les commandes passées sur de grands sites e-commerce étrangers ont chuté d’environ 52% dans la première moitié de mars par rapport à la première moitié de février, tandis que les commandes sur des sites israéliens sélectionnés ont progressé d’environ 23%. Sur le terrain, cette évolution se traduit par une hausse des achats en magasin : privés d’une partie de leurs habitudes d’achat sur les sites internationaux, de nombreux consommateurs se tournent de nouveau vers les enseignes physiques. Certains magasins ont anticipé la situation et disposent déjà de leurs collections printemps-été. C’est le cas, selon un responsable de H&M, de l’enseigne qui a reçu sa marchandise de la nouvelle saison et présente des rayons bien remplis. D’autres, en revanche, attendent encore une partie de leurs collections.
Dans ce contexte, les centres commerciaux offrent un avantage décisif : ils permettent de flâner, faire des achats, emmener les enfants et rester à proximité immédiate d’un espace protégé. À Tel-Aviv, le Dizengoff Center rappelle qu’un abri public équipé est accessible au niveau -4. Dès qu’une alerte retentit sur les téléphones, les boutiques interrompent temporairement leur activité, vendeurs et clients cessent leurs achats et descendent dans les abris. Les visiteurs sont également appelés à se diriger vers l’espace protégé à l’aide de messages diffusés par haut-parleur. La circulation se fait généralement dans le calme, selon les consignes du Pikoud Haoref (Commandement du front intérieur). Puis, dès que l’alerte est levée, chacun regagne les allées, les cafés ou les magasins et reprend le fil de ses occupations, comme une parenthèse imposée au milieu du quotidien.

Cette adaptation raconte aussi une forme très israélienne de la guerre moderne : continuer à vivre malgré la menace, sans ignorer les contraintes sécuritaires. Le centre commercial devient alors plus qu’un simple lieu de consommation : un espace fermé, rassurant et pratique, où l’on peut faire ses achats de Pessah tout en offrant aux enfants une sortie hors de la maison.
Et lorsque l’on préfère rester chez soi, d’autres alternatives culturelles prennent le relais : la Cinémathèque de Tel-Aviv propose aussi son catalogue de films en ligne, preuve qu’en temps de guerre aussi, le pays cherche à aménager des respirations dans le quotidien.
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