L’Égypte commence à exprimer plus ouvertement son inquiétude face aux menaces qui pèsent sur Bab el-Mandeb, ce passage maritime vital entre la mer Rouge et le golfe d’Aden. Le député égyptien Mustafa Bakri a averti que son pays ne resterait pas silencieux si le détroit venait à être fermé, en soulignant qu’il s’agit d’une question de sécurité nationale et d’un axe économique central pour l’Égypte.
Cette déclaration prend un relief particulier alors que le risque d’une extension du conflit vers la mer Rouge redevient concret. L’entrée des Houthis dans la guerre fait renaître la menace d’une nouvelle pression sur la navigation dans la zone de Bab el-Mandeb, un corridor stratégique par lequel transite habituellement une part importante du commerce mondial. Pour l’Égypte, ce scénario ne signifie pas seulement une nouvelle secousse régionale : il menace directement la route qui alimente le canal de Suez, l’un de ses leviers économiques les plus sensibles.
Le message venu du Caire marque aussi une évolution dans le ton. Jusqu’ici, l’Égypte encaissait surtout les conséquences économiques de la crise sans afficher de posture frontale. Cette fois, l’avertissement de Mustafa Bakri suggère qu’au-delà des pertes déjà subies, une fermeture prolongée de Bab el-Mandeb pourrait être perçue en Égypte comme un basculement inacceptable, avec des implications sécuritaires et stratégiques bien plus larges.
Pour Israël aussi, ce signal mérite attention. La pression exercée par les Houthis ne vise pas seulement les routes maritimes commerciales ou l’environnement régional immédiat d’Israël : elle touche aussi les intérêts fondamentaux d’un acteur arabe central comme l’Égypte.
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