Moyen-Orient

Avant la reprise des négociations, Gideon Sa’ar presse Beyrouth de choisir entre l’État et Hezbollah

À la veille des pourparlers de Washington, Israël place Beyrouth face à un choix politique clair.

2 minutes
22 avril 2026

ParDelphine Miller

Avant la reprise des négociations, Gideon Sa’ar presse Beyrouth de choisir entre l’État et Hezbollah
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À l’approche de la reprise des négociations directes entre Israël et le Liban jeudi à Washington, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a choisi un ton sans détour. Depuis la Résidence du Président, face au corps diplomatique en poste en Israël, il a affirmé que l’État libanais n’avait pas avec Israël de contentieux majeurs insurmontables, et que l’obstacle central à toute avancée vers une normalisation restait le Hezbollah

Par ce message, Jérusalem cherche manifestement à déplacer le centre du débat. Il ne s’agit plus seulement, dans la lecture israélienne, de discuter de lignes frontalières ou de mécanismes de sécurité, mais de poser une question plus large : le Liban veut-il rester prisonnier d’une organisation armée soutenue par l’Iran, ou reprendre réellement la main sur son territoire ? En qualifiant le Liban d’État défaillant sous emprise iranienne via le Hezbollah, Sa’ar a voulu envoyer à Beyrouth un avertissement, mais aussi une ouverture : Israël laisse entendre qu’un autre cadre de relation serait possible si le pouvoir libanais affrontait la question de la souveraineté.

Le choix des mots n’est pas anodin. En parlant d’un “ennemi commun” aux deux pays, Sa’ar tente de présenter le Hezbollah non seulement comme une menace pour Israël, mais aussi comme un facteur de paralysie pour le Liban lui-même. C’est une manière de rappeler que, du point de vue israélien, la stabilité au nord ne dépendra pas uniquement d’un cessez-le-feu ou d’un arrangement ponctuel, mais d’un affaiblissement concret de l’organisation terroriste chiite.

À la veille des discussions de Washington, cette déclaration fixe donc la ligne israélienne : la porte n’est pas fermée à une évolution régionale plus large avec le Liban, mais elle passe d’abord par un réveil politique à Beyrouth.

Derrière l’appel à la coopération, Israël dit en substance au pouvoir libanais qu’il ne pourra pas indéfiniment prétendre gouverner le pays tout en laissant le Hezbollah en définir la réalité militaire et stratégique.

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