Selon des informations publiées par le quotidien libanais Nidaa Al-Watan, Israël insiste pour que tout accord conclu avec le Liban lui garantisse le maintien de sa liberté d’action militaire en cas de menace sécuritaire, même après un éventuel cessez-le-feu ou un retrait des forces israéliennes. Jérusalem souhaite conserver le droit d’intervenir si elle estime que le Hezbollah reconstitue ses capacités militaires ou représente une menace pour sa sécurité.
Contrairement à certaines interprétations, les sources libanaises ne disent pas qu’Israël a déjà obtenu cette clause mais affirment qu’Israël continue d’en faire une condition centrale des négociations en cours.
Le principal point de blocage demeure le désarmement du Hezbollah et l’avenir du sud du Liban. Un quatrième cycle de discussions a débuté hier, mardi afin d’examiner les contours d’un éventuel accord de sécurité à long terme.
L’entente conclue en début de semaine reste limitée. Elle prévoit l’arrêt des tirs de roquettes contre le nord d’Israël en échange de la suspension des frappes israéliennes contre la banlieue sud de Beyrouth, principal bastion du Hezbollah.
Les discussions portent également sur un plan de 60 jours qui verrait Israël se retirer progressivement du sud du Liban. Jérusalem estime toutefois que Beyrouth n’a pas respecté ses engagements concernant le désarmement du Hezbollah au sud du Litani et refuse de renoncer à sa capacité d’intervention tant que cette question ne sera pas réglée.
Les États-Unis soutiennent les négociations en cours. Washington et Jérusalem souhaitent notamment voir l’armée libanaise jouer un rôle plus important dans le contrôle du sud du pays et dans la limitation de l’influence militaire du Hezbollah.