Un rapport publié par l'ONG NGO Monitor accuse Médecins Sans Frontières -MSF- d'être marquée par une « culture organisationnelle profondément enracinée d'antisémitisme et d'antisionisme ». Intitulé Documenting the Antisemitic Organizational Culture of Doctors Without Borders, le document s'appuie sur des témoignages d'anciens et d'actuels collaborateurs de l'organisation.
Selon NGO Monitor, ces témoignages montrent que des propos hostiles à Israël et aux Juifs seraient exprimés aussi bien par des responsables que par des employés de différents niveaux hiérarchiques.
Parmi les personnes, Richard Rossin, ancien secrétaire général de MSF, qui affirmait en 2024 que le biais idéologique contre Israël était perceptible au sein de l'organisation « dès le début des années 1980 ». Il estimait que « l'antisémitisme au sein de MSF s'est développé sous couvert d'antisionisme ».
Le rapport reprend également les déclarations d'Alain Destexhe, ancien secrétaire général de MSF, qui affirmait en 2025 que l'organisation avait adopté, selon lui, une position favorable au Hamas et hostile à Israël.
Plusieurs anciens employés juifs témoignent également d'un climat qu'ils jugent préoccupant. Michael Goldfarb affirme avoir entendu des collègues européens soutenir qu'« Israël n'a pas le droit d'exister », tandis que la médecin Estrella Lasry déclare avoir été accusée d'appartenir à une « machine de propagande israélienne » après avoir dénoncé ce qu'elle considérait comme une communication déséquilibrée sur la guerre.
NGO Monitor affirme également que des messages publiés sur un forum interne réservé aux employés contenaient des propos assimilant le sionisme à une idéologie criminelle ou contestant les accusations de viols commis lors de l'attaque du 7 octobre 2023.