L'enquête du FBI se poursuit autour du profil et des motivations de l'homme suspecté d'avoir assassiné deux employés de l'ambassade israélienne mercredi soir à Washington. L'auteur présumé, identifié comme Elias Rodriguez, 30 ans, avait publié en ligne une lettre dénonçant les actions d'Israël dans la bande de Gaza, selon les médias américains.
La lettre de Rodriguez, apparemment rédigée le 20 mai, a été mise en ligne vers 22h00 heure locale, soit une heure après la fusillade, ce qui suggère que le message était préparé à l'avance.
Dans ce long texte, Rodriguez critique vivement les actions israéliennes à Gaza et la position de l'administration américaine. "Les atrocités commises par les Israéliens contre la Palestine vont au-delà de ce qui peut être décrit avec des mots", écrit-il, accusant Israël de "génocide" et qualifiant l'État hébreu d'"État d'apartheid".
L'homme termine sa lettre par ces mots : "Je vous aime, maman, papa, ma petite sœur, le reste de ma famille. Libérez la Palestine."
Arrestation et cris pro-palestiniens
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent l'arrestation de Rodriguez après la fusillade. Menotté par les policiers, il crie "Libérez la Palestine". Selon les autorités locales, après avoir tiré sur quatre personnes, le suspect est entré dans le musée en se faisant passer pour un passant effrayé cherchant un refuge. Voyant arriver les policiers quelques minutes après, il a indiqué être l'auteur des coups de feu. Une fois arrêté, il a indiqué aux policiers l'endroit où il avait jeté son arme, tout en criant "Libérez la Palestine".