La fondation Hind Rajab a annoncé que la police péruvienne avait ouvert des enquêtes pénales contre un soldat israélien du génie militaire.
Cette fondation pro-palestinienne a fait de la poursuite des soldats de Tsahal à travers le monde sa mission principale. Elle les accuse de ''crimes de guerre'' et tente depuis des mois d'obtenir leur arrestation, pour l'instant sans succès. Néanmoins, elle sème un climat d'inquiétude auprès des soldats qui souhaitent prendre des vacances à l'étranger, obligeant certains à être rapatriés en urgence.
La plainte au Pérou vise un soldat de l’unité du génie militaire de Tsahal, accusé d’avoir participé activement à la « destruction systématique et planifiée de quartiers civils dans la bande de Gaza ».
Les documents soumis à l’appui de la plainte incluent des images et des informations provenant de sources ouvertes, dans lesquelles le soldat apparaît en train de faire exploser un bâtiment civil. La plainte évoque des accusations de crimes graves, notamment des « crimes de guerre », des « crimes contre l’humanité » et des actes qualifiés de « génocide ».
L’organisation ajoute que l’unité du génie militaire n’aurait pas été seulement un soutien logistique, mais l’une des « principales forces responsables de la destruction massive dans la bande de Gaza – effaçant des quartiers entiers et rendant de vastes zones inhabitables ». Dans le cadre d’une vaste campagne juridique, la fondation affirme préparer des centaines de dossiers individuels contre des soldats de cette unité, qu’elle entend transmettre aux autorités judiciaires de plusieurs pays dans les mois à venir.
« C’est le début du démantèlement de l’impunité israélienne », a déclaré Diab Abu Ja’ajaa, président de la fondation Hind Rajab. La fondation appelle d’autres pays, notamment ceux signataires des Conventions de Genève et du Statut de Rome, à suivre l’exemple du Pérou et à poursuivre en justice les soldats de Tsahal.