Antonio Guterres s'est dit lundi "consterné par les informations faisant état de Palestiniens tués et blessés alors qu'ils cherchaient de l'aide à Gaza". Le secrétaire général a appelé à "une enquête immédiate et indépendante sur ces incidents" et demandé que "les responsables soient traduits en justice".
Il a également rappelé qu'Israël avait "des obligations claires, en vertu du droit international humanitaire, d'autoriser et de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire", ajoutant que "l'acheminement sans entrave d'une aide d'une ampleur suffisante pour répondre aux besoins considérables de Gaza doit reprendre immédiatement".
Guterres a conclu en appelant à "un cessez-le-feu immédiat, permanent et durable" et à la libération "immédiate et sans condition" de tous les otages.
Selon des informations publiées par le Hamas dimanche et reprises par l'ONU ainsi que de nombreux médias internationaux, une trentaine de Palestiniens auraient trouvé la mort lors d'un incident survenu dans un centre de distribution d'aide humanitaire à Gaza.
D'après les dires de l'organisation terroriste, l'incident se serait produit dans la région de Tel Sultan, dans le sud de Gaza, où des Palestiniens tentaient de récupérer de l'aide humanitaire.
La fondation américaine GHF (Gaza Humanitarian Foundation), qui distribue l'aide sur place, a cependant formellement démenti ces informations et publié une vidéo du moment de l'incident présumé, dans laquelle "il semblait qu'il n'y avait eu aucun échange de tirs".
L'armée israélienne a également nié toute implication, affirmant dans un communiqué que "les premières conclusions de l'enquête indiquent que l'armée israélienne n'a pas tiré sur des civils alors qu'ils se trouvaient à proximité ou dans la zone de distribution de l'aide humanitaire".