L'incendie criminel de la synagogue Or Haviv de Jérusalem où officie le Rav Itshak Yossef, ancien grand rabbin d'Israël et leader spirituel du parti Shas, a provoqué dimanche une vague de condamnations fermes de l'ensemble du spectre politique israélien.
Le président Isaac Herzog a qualifié cet acte de "révoltant". "L'incendie criminel de livres saints, la peinture de croix et la tentative de brûler des rouleaux de la Torah sont révoltants", a-t-il déclaré, appelant à "une action rapide et décisive pour enquêter sur ce grave crime haineux et traduire les coupables en justice".
L'indignation a rapidement gagné l'ensemble du paysage politique. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar, le ministre du Logement Yitzhak Goldknopf, le chef de l'opposition Yaïr Lapid et le président du Parti Les démocrates Yaïr Golan ont tous publié des condamnations fermes.
Yaïr Lapid, le chef de l'opposition, a exigé une réaction judiciaire exemplaire : "Je condamne fermement la profanation de la synagogue Or Havib. J'attends de la police qu'elle retrouve rapidement les coupables et les traduise en justice dans les termes les plus stricts."
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a dénoncé simultanément l'incendie de la synagogue et les récents dommages causés à la Cour suprême. "L'incendie criminel de la synagogue Or Havib, ainsi que les dommages causés à la Cour suprême, sont des actes abjects. La violence est interdite, dans tous les cas", a-t-il déclaré.
Moshe Leon, maire de Jérusalem, a livré une condamnation particulièrement forte, établissant un parallèle historique : "Les scènes cruelles, les symboles antisémites et la destruction des livres saints rappellent une époque sombre." L'édile a appelé la police à "agir rapidement et à traduire les responsables en justice".