Un Shabbat matin, Tony Uzan, étudiant, se rend avec son père, comme chaque semaine à la synagogue. Il croise alors trois jeunes gens qui venaient de Province et qui étaient sans famille à Paris. C'est l'événement déclencheur qui a amené à la création de l'association ʺShabbat With Usʺ.
Un monde ultra connecté et des gens seuls pour Shabbat ?
"Sur le chemin du retour de la synagogue, je n'arrêtais pas de penser à ces jeunes. Comment dans notre monde ultra connecté, des jeunes peuvent-ils être seuls pour Shabbat''. Tony et son père ont bien essayé de les inviter mais les jeunes ont décliné. Tony est alors étudiant en communication et dans sa tête tout va très vite : il fallait mettre au point une plateforme permettant aux étudiants seuls pour Shabbat de se faire inviter par des personnes volontaires.
''Au départ, cela devait être destiné aux étudiants, mais finalement compte-tenu de la demande, la plateforme a été élargie aux jeunes actifs, de 18 à 30 ans''.
Shabbat with us, une communauté
Le principe est simple, il suffit de se rendre sur le site shabbatwithus.com et de s'inscrire comme hôte ou comme jeune désirant être reçu pour Shabbat.
En deux ans d'existence, la plateforme a attiré entre 1000 et 15000 connexions par mois et les utilisateurs viennent de 70 pays. Parce qu'il faut le préciser : Shabbat With Us est une association loi 1901 et s’adresse aux Juifs du monde entier. Rien que sur les trois derniers mois, elle a permis une centaine de mises en relations et des échanges culturels intéressants !
Et Tony insiste : ''Pour nous, la priorité, mis à part le fait de ne laisser aucun jeune seul pour Shabbat, est la sécurité. La plateforme a été conçue en coopération avec un spécialiste en cybersécurité''. Pour s'inscrire, il faut donc justifier d'une affiliation à un Rav, une communauté, un mouvement de jeunesse ou une organisation juive. La copie d'une pièce d'identité est aussi réclamée ainsi que le profil Facebook quand il existe. ''Toutes ces informations nous permettent d'avoir des renseignements qui nous informent sur la personne et ses intentions réelles. Si aucune affiliation communautaire n'est notée, nous menons un entretien vidéo avec la personne, ce qui a l'avantage d'être dissuasif pour les personnes douteuses''.

