De nouveaux détails sur les frappes américaines simultanées menées dans la nuit de samedi à dimanche en Iran ont été publiés.
Les forces armées américaines ont déployé six bombardiers B-2 qui ont largué douze bombes anti-bunker sur le site de Fordow, considéré comme l'une des installations les plus stratégiques du programme nucléaire iranien.
Parallèlement, des sous-marins de la marine américaine ont tiré trente missiles de croisière Tomahawk sur les sites de Natanz et d'Ispahan, tandis qu'un bombardier B-2 supplémentaire larguait deux bombes anti-bunker sur Natanz.
A opération exceptionnelle, armements exceptionnels
Les appareils B-2 avaient décollé samedi du Missouri, aux États-Unis, pour un vol exceptionnellement long de 37 heures. Le bombardier B-2 est l'avion le plus cher de l'histoire, avec un prix unitaire de 2,1 milliards de dollars. Il est capable d'emporter une charge utile allant jusqu'à 18 tonnes et de voler sans ravitaillement sur une distance pouvant atteindre 11 000 km, soit une distance similaire à celle parcourue au cours des dernières 24 heures.
Le B-2 est un bombardier lourd doté de capacités furtives. Son développement vise, entre autres, à renforcer la dissuasion nucléaire américaine, car il est capable de pénétrer profondément en territoire ennemi sans être détecté par les radars. Par le passé, des B-2 ont participé à des bombardements américains en Irak, en Bosnie, en Afghanistan et en Libye, et ont également attaqué des cibles houthies au Yémen l'année dernière.
La bombe anti-bunker MOP, ou GBU-57A/B de son nom officiel, est la bombe anti-bunker non nucléaire la plus puissante. Il s'agit d'une bombe de 13,6 tonnes, développée par le Pentagone avec un objectif principal : détruire le site nucléaire de Fordow.
Elle ne contient « que » 2,4 tonnes d'explosifs, et la majeure partie de son poids provient de son enveloppe protectrice, qui lui permet de pénétrer profondément dans le sol et de « creuser » à travers les roches, la terre et le béton armé, grâce à son système de guidage, et de détruire toute infrastructure. Jusqu'à hier soir, la GBU-57, surnommée « mère de tous les anti-bunker », n'avait jamais été utilisée en opération