Si beaucoup de données sont encore inconnues, comme le nombre exact de ces réfugiés, leur âge, leur statut académique et socio-culturel ou leur état de santé, on peut d'ores et déjà estimé que le coût de leur accueil et de leur intégration se chiffrera en milliards de shekels.
Ce budget est considéré, par le gouvernement, comme un investissement. Le devoir moral de venir en aide à ces personnes est associé à l'espoir et à la certitude de la part des ministres que cette alya va aussi beaucoup apporter au pays. L'exemple de l'alya en provenance d'ex-URSS dans les années 1990, est dans les esprits de tous. Les olim hadashim avaient boosté l'économie israélienne.
L'un des premiers domaines dans lequel l'Etat va devoir agir est celui du logement. Mais l'intégration de ces olim et autres réfugiés touchent aussi à la santé, à l'éducation et à l'emploi.
De ce point de vue, les olim ukrainiens ne diffèrent pas des autres. En effet, on considère que chaque olé hadash coûte entre 80000 et 100000 shekels à l'Etat. Dans le cas des olim d'Ukraine, la différence vient du fait qu'ils vont arriver en grand nombre dans un laps de temps relativement court.

Le Trésor ne peut pas aller piocher une telle somme dans la réserve. J'espère que tout le monde comprendra la nécessité des coupes budgétaires
