Un débat houleux s’est tenu ce matin (jeudi) devant la Cour suprême israélienne, suite à une requête déposée par l’Association pour les droits civils, contestant les conditions de vie et de détention des terroristes dans les prisons.
Parmi les participants à l’audience figuraient le ministre de la Sécurité nationale, le député Itamar Ben Gvir, le vice-ministre Almog Cohen et la députée Tally Gottlieb, accompagnés d’autres militants de droite.
Au cours de l’audience, une personne présente a interpellé Ben Gvir en le traitant de "zéro", provoquant un tumulte qui a conduit à sa convocation pour un entretien avec les agents de sécurité du tribunal. Des représentants d’organisations de défense des droits humains ont crié à l’encontre de Ben Gvir et Gottlieb : « Plutôt que d’aggraver les conditions des terroristes, pourquoi ne pas les tuer tout simplement ? », ce à quoi Ben Gvir a répondu : « Je suis favorable à la peine de mort pour les terroristes. Tant que Bibi ne me l’autorisera pas, il n’y aura pas de colonie de vacances dans les prisons. »
Par la suite, les juges ont décidé de tenir l’audience à huis clos, en présence d’une seule partie. Mais l'atmosphère est restée tendue. Le vice-ministre Almog Cohen a interrompu cette séance à huis clos après avoir remarqué que des représentants de la sécurité détenaient des téléphones portables et des montres connectées, demandant l’arrêt de la session par crainte d’atteinte à la sécurité de l’État. L’audience a donc été suspendue.