Le chef d'état-major, le général Eyal Zamir, a réagi à un article virulent écrit par Gideon Levy, le journaliste vedette du journal Haaretz.
Sous le titre provocateur "Oberkommandant Avi Bluth, général du sang, criminel de guerre", l'éditorialiste utilise une analogie avec l'armée nazie pour critiquer l'action du général Bluth en Judée-Samarie.
L'article fait suite à l'action énergique menée par Tsahal près de la localité d'Adei Ad après la tentative de meurtre contre un berger juif par un arabe du village d'Al-Mughayyir, la semaine dernière.

"Avec sa kippa affaissée, ses plaisanteries qui glacent le sang, son arrogance sans limites et la duplicité maladive de sa morale, il a ordonné de produire des 'opérations de façonnage' pour qu'ils 'soient dissuadés'. Quand on nomme un officier comme Bluth au commandement du Centre, on nomme un assistant des colons. Comment dormez-vous la nuit, général, avec cette morale raciste ? C'est ce que Bluth a appris par cœur : les Juifs sont les maîtres de la terre. Aux colons il est permis d'incendier, de détruire, de déraciner et de tuer selon leur bon vouloir. Chaque homme a un nom, que Dieu lui a donné. Ce général du sang transforme maintenant le visage de la Cisjordanie (sic) et le portrait moral de tout l'État. Peut-être sera-t-il encore nommé pour être le commandant du prochain génocide, après Gaza", a-t-il ajouté.
Cet article a déclenché l'ire du chef d'état-major Zamir qui a publié un communiqué pour exprimer son soutien au général Bluth et à l'action qu'il mène en Judée-Samarie.
"Le général Bluth est un officier de combat de premier plan, intègre et moral, qui œuvre depuis de longues années, jour et nuit, pour la sécurité de l'État d'Israël et de ses habitants, en particulier ceux de Judée-Samarie", a déclaré le chef d'état-major dans son communiqué. Il a ajouté que "l'utilisation d'analogies tordues à son encontre franchit toutes les lignes rouges".