Einav Tzangauker, mère de l’otage Matan, a justifié sa décision : « À la lumière des besoins de la lutte et du désir d’éviter une division entre les centres de protestation du samedi soir, et compte tenu de la mobilisation du public pour le retour des otages, j’ai décidé de ne plus tenir le centre de protestation de la rue Menahem Begin. »
Ce geste traduit une volonté claire de préserver l’unité du combat. Ces derniers mois, plusieurs points de rassemblement ont vu le jour à travers le pays, parfois au risque de fragmenter la mobilisation. Les familles craignaient que cette dispersion n’affaiblisse le message central et ne réduise la pression exercée sur le gouvernement. En renonçant à Begin Road, elles choisissent de concentrer les forces dans un nombre restreint de lieux, afin de faire entendre une voix unique et plus puissante.
Préserver l’unité, c’est aussi renforcer la légitimité du mouvement : en se rassemblant autour d’un même message et d’un même centre de gravité, les familles veulent montrer qu’au-delà de leurs douleurs personnelles, elles avancent ensemble pour un objectif commun. L’arrêt de la manifestation de Tel-Aviv n’est pas un signe de faiblesse, mais auune stratégie visant à donner plus de poids au combat collectif pour le retour des otages détenus à Gaza.