Sigal Kraunik, la veuve d'Arik Kraunik, z'l, le chef de la sécurité du kibboutz Beeri, tient aujourd'hui un discours militant sur la souveraineté israélienne en Judée-Samarie.
Son mari a été assassiné par les terroristes du Hamas le 7 octobre, alors qu'il défendait le kibboutz où ils vivaient. Depuis, Sigal ne craint qu'une chose: un nouveau 7 octobre. Pour elle la seule façon de l'éviter est d'appliquer la souveraineté israélienne sur tout le territoire.
Elle s'est rendue en Samarie, à l'invitation du président de la région, Yossi Dagan. Ils ont observé ensemble les villes du centre d'Israël depuis le point d'observation national "Le balcon de l'État" à Pedouel.
Après cette visite, Sigal Kraunik a partagé les conclusions auxquelles elle est arrivée depuis le massacre du 7 octobre : "Aujourd'hui je comprends, nous avons donné le Goush Katif parce que nous disions qu'ils avaient besoin d'un territoire pour vivre dignement, et je réalise qu'à chaque fois que nous avons cédé du territoire, ils ont avancé vers nous pour nous assassiner. Aujourd'hui, je crois que sans souveraineté sur tout le territoire de l'État d'Israël, nous ne pourrons pas continuer à vivre ici, et si nous ne nous réveillons pas hier, nous n'atteindrons pas 100 ans, alors que nous en avons 77."
Elle a appelé à l'établissement de la souveraineté sur les territoires de Judée-Samarie : "Nous devons savoir que tout le territoire de l'État d'Israël relève de notre souveraineté. Nous vivons côte à côte face à une bombe à retardement. Si nous ne nous réveillons pas, un autre 7 octobre se produira. Je ne veux pas que nous en arrivions là, j'ai payé un prix personnel, j'ai perdu mon mari, j'ai perdu mes amis les plus proches, je n'ai plus de communauté ni de maison."