Ce qui est clair, c’est que Trump compte aller de l’avant, et vite. Il l’a déjà dit : “dès ce soir, on passe à la phase 2.” Même ici, en Israël, un responsable sécuritaire a affirmé : “Le train a quitté la gare, et il ne compte pas s’arrêter.” C’est pourquoi il faut regarder de près le contenu de la déclaration de Charm el-Cheikh pour comprendre où nous allons. Voici trois points essentiels :
Le premier article évoque une paix durable, dans laquelle Israéliens et Palestiniens peuvent prospérer dans le respect de leurs libertés et garanties fondamentales. Autrement dit, il n’existe pas de voie vers la paix sans passer, d’une manière ou d’une autre, par Ramallah.
-Le deuxième point : on salue les progrès réalisés vers la conclusion d’accords de paix, et on parle d’une relation mutuelle, amicale et constructive entre Israël et ses voisins - c’est-à-dire une intégration régionale qui récompense Israël. Un retournement complet par rapport à la vision de Sinwar : l’image d’une victoire diplomatique parfaite après le 7 octobre.
-Enfin, on lit que “le Moyen-Orient ne peut pas supporter un cycle infini de guerres prolongées, de négociations interminables, ni l’application partielle ou sélective des accords de paix.” En clair : ce n’est plus uniquement entre les mains des parties locales. Trump ne veut pas d’argent versé au terrorisme, mais Israël non plus ne peut plus agir seule. Désormais, il y a des arbitres au-dessus d’elle.