En visite en Israël, le vice-président américain J.D. Vance a tenu ce mardi une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec des responsables militaires au quartier général américain de Kiryat Gat. Il y a abordé plusieurs sujets sensibles, dont les violations du cessez-le-feu par le Hamas, le sort des otages, et la possibilité d’un rôle turc dans la gestion de la bande de Gaza.
Alors que le cessez-le-feu reste fragile depuis l’escalade du début de semaine, Vance a reconnu des tensions mais s’est montré confiant : « D’après ce que j’ai vu la semaine dernière, je suis très optimiste quant au maintien du cessez-le-feu. Il y aura des difficultés, et il faudra une supervision et une médiation en cours de route, mais je suis optimiste. » Il a également ajouté : « Suis-je sûr à 100 % qu’il y aura la paix ? Non. Mais on ne fait pas les choses uniquement avec une certitude absolue ; il faut aussi prendre des risques. »
Un rôle pour la Turquie à Gaza ?
Fait notable, J.D. Vance a évoqué pour la première fois publiquement l’idée d’une présence turque dans la bande de Gaza après deux années de guerre. « Les Turcs ont un rôle important à jouer et peuvent apporter beaucoup », a-t-il affirmé. Il a toutefois tenu à rassurer les autorités israéliennes, qui voient d’un œil sceptique l’implication d’une puissance étrangère dans leur voisinage immédiat : « Rien ne sera imposé à nos partenaires israéliens, surtout lorsqu’il s’agit d’une force étrangère sur leur sol. »
Le Hamas et les otages
Face à la presse, le vice-président n’a pas éludé la question des violations récurrentes du cessez-le-feu par le Hamas. « Les gens deviennent un peu hystériques après chaque violation », a-t-il déclaré, appelant au calme. « C’est une situation difficile. Il y a ici deux ennemis qui se battent : une organisation terroriste d’un côté, qui a assassiné de nombreuses personnes, l’armée israélienne qui protège ses citoyens – et entre les deux, des civils piégés. »