Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, s'est exprimé pour la première fois vendredi au sujet de l'assassinat d'Ali Tabatabaei, chef d'état-major de l'organisation terroriste. Dans un discours aux allures de menace, il a affirmé : "Nous avons le droit de riposter et nous déterminerons le moment opportun."
"Il s'agit d'une attaque flagrante et d'un crime manifeste", a déclaré Qassem lors de son intervention. S'adressant aux membres de l'organisation, il a demandé de ne pas interpréter ses propos : "N'essayez pas d'interpréter cette phrase. Laissez-la telle quelle. Répétez-la telle quelle et laissez l'ennemi israélien et ceux qui le soutiennent la comprendre comme ils l'entendent."
Haitham Ali Tabatabaei, chef d'état-major du Hezbollah et numéro deux de l'organisation terroriste, a été éliminé dimanche dernier lors d'une frappe à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth. Le commandement du Front intérieur israélien n'a ni modifié ni actualisé ses instructions de sécurité suite à cet assassinat.
L'attaque a provoqué une vive réaction au Liban. Le président libanais, Michel Aoun, a condamné cette opération et appelé la communauté internationale à intervenir : "L'attaque israélienne contre Dahiyeh est une preuve supplémentaire qu'Israël ne tient pas compte des appels répétés à cesser ces attaques. Israël refuse d'appliquer les résolutions internationales."