Le correspondant militaire de Galei Tsahal, Doron Kadoch, dévoile ce dimanche matin les soupçons de plus en plus lourds au sein de Tsahal concernant une éventuelle collaboration entre la FINUL et le Hezbollah contre Israël.
Les soldats de cette force de « maintien de la paix » de l'ONU disposent d'un mandat et de l'autorité nécessaires pour accéder aux zones d'opération de Tsahal à la frontière, photographier et documenter les activités israéliennes sur le terrain. De hauts responsables militaires israéliens craignent que ces prises de vue ne soient communiquées au Hezbollah et ne lui servent à collecter du renseignement et à planifier des actions terroristes.
La méfiance de Tsahal envers la FINUL qui existe depuis des années, s'est intensifiée ces derniers mois. Le dernier incident en date n'aura pas amélioré la situation. En effet, l'armée israélienne a découvert un document de coordination officiel rédigé par la FINUL dans lequel l'organisation désignait Israël par l'expression « l'ennemi israélien » (Israeli enemy). Tsahal a fait part de son indignation à la FINUL exigeant des explications. En réponse, l'organisation onusienne a affirmé qu'il s'agissait d'une erreur, précisant qu'elle avait copié un texte rédigé par l'armée libanaise et avait omis de le corriger. La FINUL a présenté ses excuses pour cet incident.
À cela s'ajoute l'incident survenu il y a quelques semaines, au cours duquel une force de la FINUL a abattu un drone de Tsahal au-dessus du village de Kfar Kila, dans le sud du Liban.
Un haut responsable de Tsahal résume : « La FINUL n'apporte rien de bon – c'est surtout un élément perturbateur. Elle ne contribue en rien, et certainement pas au désarmement du Hezbollah. Elle entrave la liberté d'action de Tsahal, et nous craignons fortement que des photographies de l'activité de nos forces à la frontière ne fuitent vers le Hezbollah. Plus tôt elle quittera la zone et mettra fin à ses activités, mieux ce sera. »