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Simple coïncidence ? La Bourse bondit après la demande de grâce de Netanyahu

À Tel-Aviv, les principaux indices ont bondi de plus de 1 % dans les minutes ayant suivi l’annonce de la demande de grâce de Benyamin Netanyahu. Une réaction fulgurante que le journaliste Amit Segal a lui-même qualifiée d’“inexplicable”.

2 minutes
30 novembre 2025

ParDelphine Miller

Simple coïncidence ? La Bourse bondit après la demande de grâce de Netanyahu
Le marché boursier monte inexplicablement après la demande de grâce pour Netanyahu

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La séquence a surpris jusqu’aux observateurs les plus aguerris. Alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahu déposait officiellement une demande de grâce auprès du président Itshak Herzog, la Bourse de Tel-Aviv est brusquement passée dans le vert. Les indices leaders TA-35 et TA-125 ont progressé de plus de 1 %, dans un renforcement marqué des échanges à l’approche de la clôture du mois de novembre. Sur les réseaux sociaux, Amit Segal a résumé la surprise générale par une formule devenue virale : « Le marché boursier monte, pour une raison ou une autre, après la demande de grâce ».

Dans le détail, la séance a été contrastée selon les valeurs. Le groupe pétrochimique Bazan a reculé de 2,4 % après l’annonce de la démission de son PDG Assaf Almog, tandis que la société immobilière G City s’est envolée de 4,5 % après avoir annoncé une hausse de ses revenus locatifs. Mais au-delà de ces mouvements isolés, c’est surtout la dynamique globale du marché qui a retenu l’attention, avec une nette accélération des volumes en fin de séance.

Pour de nombreux économistes, cette envolée traduit avant tout un pari des investisseurs sur une possible sortie de l’impasse politico-judiciaire qui pèse sur Israel depuis plus de cinq ans. Une grâce présidentielle serait perçue comme la fin d’une longue saga institutionnelle, susceptible d’alléger la prime de risque du pays. D’autres estiment que les marchés anticipent déjà un scénario de transition politique, qu’ils cherchent à intégrer dans les cours. S’y ajoutent aussi les effets techniques de fin de mois, avec des ajustements de portefeuilles capables d’amplifier les fluctuations. Inexpliquée pour certains, logique pour d’autres, la réaction de la Bourse illustre en tout cas une fois de plus à quel point, à Tel-Aviv, la politique et l’économie restent étroitement imbriquées.