Face à une hausse alarmante des accidents mortels, le gouvernement israélien déploie un programme d’application renforcée sur l’ensemble du réseau routier. Cette opération coordonnée réunit le ministère des Transports, le ministère de la Sécurité nationale, la Police israélienne et l’Autorité nationale pour la sécurité routière. Objectif : sauver des vies en augmentant la présence policière, modernisant les technologies et ciblant les infractions les plus dangereuses.
Doté d’un budget de 50 millions de shekels -12,8 millions d'euros- le plan prévoit l’ajout de nouvelles patrouilles, bientôt complétées par plusieurs centaines de véhicules supplémentaires. Leur déploiement reposera sur une analyse des zones à risque, avec une priorité donnée aux excès de vitesse, aux feux rouges grillés et à l’usage du téléphone au volant. Des caméras et systèmes futuristes, dont les dispositifs de vitesse moyenne, viendront renforcer l’arsenal.
L’opération s’accompagne d’un comité de pilotage conjoint, dirigé par le commandant Haïm Shmoueli et le directeur de la RALB”D, Gilad Cohen, ainsi que d’un suivi électronique en temps réel de l’activité des patrouilles. Les autorités annoncent également une vaste campagne d’information pour rappeler l’urgence nationale.
Les responsables politiques affichent une unité rare : Miri Regev parle d’une « ligne de défense pour protéger les citoyens », Itamar Ben Gvir promet « plus d’application et moins de victimes », tandis que le commissaire Dani Levy salue une coopération indispensable pour « créer un changement réel sur le terrain ». Tous s’accordent sur un point : faire de 2026 une année de rupture, avec moins de morts sur les routes et davantage de sécurité pour les usagers israéliens.