La présidence libanaise a répliqué par un communiqué très formel : le président Joseph Aoun – après consultation du président du Parlement Nabih Berri et du Premier ministre Nawaf Salam – a nommé l’ancien ambassadeur et avocat Simon Karam à la tête de la délégation libanaise. Il participera dès aujourd’hui à une réunion de la commission technico-militaire de Naqoura, structure créée à la suite de l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 et chapeautée par les États-Unis.
Cette avancée intervient alors que la tension reste palpable au Liban. La veille, un cadre du Hezbollah, Hussein al-Nemer, déclarait que l’organisation « ne cherche pas la guerre » mais « ne déposera jamais les armes », dénonçant la pression militaire et diplomatique exercée sur elle. Selon lui, la bataille « n’est pas terminée ». En parallèle, les violations répétées du cessez-le-feu ont ravivé les inquiétudes internationales quant à la stabilité du pays.
La démarche israélienne bénéficie d’un appui américain explicite. L’ambassadeur américain à l’ONU Mike Waltz a réaffirmé que les États-Unis continuent de garantir la légitimité d’Israël à se défendre et d’œuvrer pour un cadre post-conflit à Gaza. Il a par ailleurs qualifié l’UNRWA « d’organe opérationnel du Hamas » et estimé que la communauté internationale devait éviter tout retour au cycle attaque du Hamas – riposte israélienne – statu quo. Les États-Unis discutent aussi, selon Waltz, avec l’Indonésie, l’Azerbaïdjan et d’autres pays susceptibles de participer à une force internationale de stabilisation.