Ils se connaissent depuis l'âge d'un an et demi. Mais c'est dans l'obscurité des tunnels du Hamas que leur amitié s'est transformée en un pacte de survie absolu. Mardi soir, lors de la conférence « Israel Hayom » à New York, Guy Gilboa Dalal et Eviatar David ont livré un témoignage poignant sur les semaines passées en captivité et sur le retour à une vie qu'ils décrivent encore comme irréelle.
« Se réveiller chaque matin, ouvrir les yeux et voir un lit plutôt qu'un tunnel, c'est une bénédiction. Pour nous, c'est le paradis », a confié Eviatar, résumant le contraste entre l'enfer vécu et la liberté retrouvée.
« Eviatar et moi sommes amis depuis l'âge d'un an et demi, depuis la crèche, mais en captivité, notre relation a pris une autre dimension. Nous sommes bien plus que des frères, des amis ou une famille », a expliqué Guy. Dans les tunnels, chaque geste comptait, et tout ce qu'ils recevaient — nourriture, eau, la moindre ressource — était scrupuleusement partagé en deux, ont souligné les deux hommes.
Eviatar raconte comment Guy veillait à ce qu'il mange. Guy, de son côté, détaille avec émotion l'aide quotidienne qu'Eviatar lui apportait alors qu'il avait les épaules bloquées à cause de la dénutrition : « Il m'enlevait mon pantalon quand j'allais aux toilettes et me le remontait à mon retour. Il me soulevait le bras et me nettoyait l'aisselle avec une lingette, car j'étais incapable de bouger les épaules. »
« On mangeait essentiellement des lentilles, et un peu de riz. on nous donnait aussi un petit morceau de pain pita, et c'est tout », se souvient Eviatar. Guy a précisé : « Nous vivions littéralement dans une fosse à excréments. À l'intérieur, des vers proliféraient et se transformaient en mouches qui venaient s'attaquer à notre nourriture. »