Un journaliste turc, proche des cercles nationalistes, a ainsi attaqué frontalement Athènes, la qualifiant de « pays misérable » qui, selon lui, s’appuierait sur Israël pour tenter d’intimider la Turquie. Il a dénoncé ce qu’il décrit comme une « démonstration de force artificielle », dépourvue de toute capacité réelle.
« C’est un pays contre lequel il n’est même pas nécessaire de lever la main. Un simple regard suffit à dissiper l’illusion », a-t-il lancé, estimant que la Grèce ne représente aucune menace militaire crédible pour la Turquie et qu’elle se contente d’opérations de communication et de mise en scène diplomatique.
Au cœur de cette charge : le renforcement des liens entre la Grèce et Israël. Le journaliste a affirmé qu’Athènes reproduisait un schéma historique ancien, agissant selon lui comme un « instrument » de puissances extérieures — en référence à la guerre gréco-turque du début du XXᵉ siècle. L’alliance actuelle avec Israël serait, à ses yeux, une répétition de cette dépendance stratégique.
Israël est présenté dans ce discours comme un partenaire affaibli et de plus en plus isolé sur la scène internationale. « Cette alliance n’est pas un signe de puissance, mais de faiblesse », a-t-il affirmé, allant jusqu’à qualifier la coopération gréco-israélienne de « cliché politique sans valeur stratégique ». Il a également soutenu que même les alliés traditionnels d’Israël, au premier rang desquels les États-Unis, prendraient progressivement leurs distances.
Selon lui, considérer cette coopération comme un levier stratégique contre la Turquie relèverait d’une grave erreur d’analyse. « Penser que s’aligner avec n’importe quel adversaire de la Turquie constitue une stratégie, c’est se tromper. Ce n’est pas une politique, c’est une illusion », a-t-il martelé.
Ces propos illustrent l’escalade verbale croissante entre Ankara et Athènes, sur fond de recomposition des alliances régionales et de coopérations sécuritaires renforcées en Méditerranée orientale. Le ton employé témoigne d’un durcissement notable du discours public en Turquie, devenu plus brutal et décomplexé à l’égard de la Grèce comme d’Israël.
Ces déclarations interviennent alors que, ces dernières semaines, des signes tangibles de rapprochement entre la Grèce, Israël et Chypre ont été observés. En décembre, il a notamment été rapporté qu’Israël œuvrait à la construction d’un axe stratégique régional face à la Turquie, associant Athènes et Nicosie.
Selon des informations publiées récemment, le commandant de l’armée de l’air israélienne, le général Tomer Bar, a tenu une réunion trilatérale avec ses homologues grec et chypriote. Israël considère désormais ses relations avec la Grèce et Chypre comme un partenariat stratégique de long terme. La Grèce dispose d’une armée de l’air moderne, équipée notamment de F-16 avancés et de futurs F-35, tandis que Chypre, bien que dotée d’une force aérienne plus modeste, possède des capacités significatives en matière d’hélicoptères de combat et de transport. Durant la guerre « Épées de fer », les aéroports de Chypre et d’Albanie ont d’ailleurs servi de plateformes de repli pour l’aviation civile israélienne. Par le passé, l’armée de l’air israélienne s’est également entraînée à utiliser les pistes chypriotes comme solution alternative en cas d’attaque massive de missiles sur ses bases.
Dans ce contexte, la virulence du discours turc apparaît comme le reflet d’une inquiétude stratégique croissante face à l’émergence de nouveaux équilibres régionaux — et à la place qu’y occupent désormais Israël, la Grèce et Chypre.
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