Selon des informations publiées par le quotidien Hayom, le bureau de Mahmoud Abbas a étudié en 2025 la possibilité d’une réforme en profondeur du système éducatif palestinien. Dans ce cadre, il a sollicité l’appui d’organisations internationales spécialisées et reçu des exemples de manuels scolaires. Mais l’initiative a rapidement été détournée par Mahmoud Abbas lui même qui aurait exigé des modifications allant à l’encontre des principes de tolérance et de paix, bloquant ainsi tout processus de réforme.
Pour le Dr Arnon Groiss, chercheur qui analyse depuis près de vingt-cinq ans la place d’Israël, des Juifs et de la paix dans les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne, les changements annoncés ne sont qu’un trompe-l’œil. Selon lui, les ouvrages actuels ne se distinguent en rien, sur le fond, de l’idéologie du Hamas. Il identifie trois axes centraux dans la présentation du conflit : le rejet absolu de l’existence de l’État d’Israël sur quelque partie que ce soit du territoire, la négation de la présence de ses sept millions de citoyens juifs, une diabolisation extrême d’Israël et des Juifs — y compris sur des bases religieuses — et l’appel explicite à la lutte armée pour une « libération totale », laissant parfois entendre la nécessité de l'extermination des Juifs. La ''Palestine'' est présentée comme un Etat souverain sur la totalité de la superficie du territoire israélien, que ce soit dans les textes ou sur les cartes. Le nom 'Israël' est remplacé par celui d'''occupant sioniste''.
L’histoire juive et l’existence même des lieux saints du judaïsme, notamment le Kotel, y sont totalement niées. Les Juifs y sont décrits comme des « infidèles », des « alliés de Satan » et des « ennemis des prophètes de Dieu », accusés d’avoir trahi Mahomet et de constituer aujourd’hui une menace existentielle pour les Palestiniens. La pensée religieuse juive est également présentée comme un moteur de massacres visant à l’extermination du peuple palestinien. L’idéal éducatif mis en avant reste celui du djihad et de l’« istishhad », le martyre au service de la nation et de l’islam.
Le terrorisme est, lui aussi, intégré comme un élément légitime de la lutte pour la libération. Des attaques telles que celle de l’autobus sur la route côtière en 1978 sont citées comme exemples, au même titre que la revendication du retour des réfugiés.
Ces manuels sont obligatoires dans l’ensemble des établissements scolaires de Judée-Samarie et de la Bande de Gaza, y compris dans les écoles de l’UNRWA et les établissements privés. De nombreuses écoles de Jérusalem-Est y ont également toujours recours.
POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIl CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael