Le ministre israélien des Affaires étrangères a appelé Paris à appuyer une initiative visant à classer les Gardiens de la révolution islamique iraniens parmi les organisations terroristes de l’Union européenne. Cette demande a été formulée lors d’un entretien avec son homologue français, Jean-Noël Barrot.
Rendant compte de cet échange sur les réseaux sociaux, Gideon Saar a mis en cause le rôle de ce corps militaire d’élite, qu’il accuse d’alimenter depuis longtemps l’instabilité et la violence au Moyen-Orient, mais aussi au-delà. Les Gardiens de la révolution, dit-il, constituent l’un des principaux instruments de projection de la politique iranienne et de ses actions coercitives.
Cet appel intervient alors que la situation intérieure en Iran suscite une inquiétude croissante sur la scène internationale. La répression des manifestations antigouvernementales aurait fait plusieurs milliers de morts, avec des bilans avancés par certaines sources allant de 12 000 à 20 000 victimes. Face à cette escalade, les autorités françaises ont durci leur discours à l’égard de Téhéran.
Intervenant ce mercredi sur RTL, Jean-Noël Barrot a dénoncé une violence d’une ampleur inédite. « Nous semblons assister à l’une des répressions les plus brutales qu’ait connues l’Iran ces dernières années », a-t-il déclaré, évoquant des manifestants « abattus à bout portant » et des hôpitaux submergés par l’afflux de corps.
Selon le chef de la diplomatie israélienne, les Gardiens de la révolution jouent aujourd’hui un rôle central dans la gestion sécuritaire de la crise et dans la répression exercée contre les protestataires. Il estime que ce sont eux qui pilotent les opérations les plus violentes visant une population mobilisée pour ses droits et ses libertés.
Dans ce contexte, Gideon Saar juge qu’une décision européenne visant à qualifier officiellement l’IRGC d’organisation terroriste serait à la fois un acte symbolique fort et un levier politique efficace pour accroître la pression sur le régime iranien. Une telle mesure adresserait également, selon lui, un signal de solidarité aux Iraniens mobilisés.
« Ce serait une manière claire de leur dire que la communauté internationale les entend et qu’ils ne sont pas isolés », a-t-il affirmé.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été formulée par les autorités françaises à cette demande. La question de l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste terroriste de l’Union européenne continue de diviser les États membres, entre prudence juridique et diplomatique et volonté de renforcer les sanctions face au rôle joué par l’IRGC, tant à l’intérieur de l’Iran que sur le plan régional.
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