Alors que les États-Unis se préparent à une éventuelle attaque contre l’Iran dans un contexte de tensions militaires croissantes, la question de l’après-chute du régime est déjà discutée au plus haut niveau à Washington. Dans un entretien accordé à Reuters, le président américain Donald Trump a estimé que le régime de Téhéran pourrait tomber à la suite des troubles actuels, tout en rappelant que « n’importe quel régime peut tomber ». Interrogé sur Reza Pahlavi, fils du dernier Shah et figure de l’opposition en exil, Trump a déclaré qu’il « semble sympathique », mais qu’il n’est « pas certain que son pays l’accepterait comme dirigeant », ajoutant qu’il est difficile de savoir « comment il se comporterait à l’intérieur de l’Iran ».
Dans ce contexte, Reza Pahlavi cherche à se positionner comme un interlocuteur politique crédible auprès des capitales occidentales. Selon N12, il a récemment rencontré l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, dans ce qui constitue le premier contact public entre l’administration Trump et une figure majeure de l’opposition iranienne. Pahlavi affirme ne pas viser nécessairement le rétablissement de la monarchie, mais plaide pour la chute du régime islamique suivie d’un référendum populaire sur la forme du futur système politique, se disant favorable à un État laïque et démocratique.