Route 44, entrée de l'échangeur de Beit Dagan : 5 km/h aux heures de pointe. Route 4 entre HaDarim et Raanana Sud : 10 à 25 km/h, soit 40 minutes pour parcourir 9 kilomètres. Sur des dizaines de tronçons à travers le pays, les Israéliens roulent littéralement à l'allure de la marche.
Face à ce constat partagé par tous, Netivei Israel (l'Administration nationale des routes) lance une offensive sans précédent : 17 appels d'offres pour 8 à 9 milliards de shekels d'investissements destinés à débloquer les principaux goulets d'étranglement du pays.
Entre Beit Dagan et Ramle, la situation illustre parfaitement l'ampleur des désagréments. Vitesse autorisée : 80-90 km/h. Vitesse réelle le matin : 25 km/h en moyenne, tombant à 5 km/h à certains carrefours submergés par les feux rouges et les boucles d'attente interminables.
La réponse sur ce tronçon consiste au lancement d'un projet pharaonique de 2 milliards de shekels incluant deux nouveaux échangeurs, la suppression des carrefours à feux, l'élargissement des voies, une voie dédiée aux transports en commun, une gare routière et des pistes cyclables.
La route 4, artère vitale du centre du pays, n'est pas en reste. Entre l'échangeur HaDarim et Raanana Sud, le trafic se traîne à 10-25 km/h chaque matin. Le projet de 1,2 milliard de shekels prévoit des voies continues de transport public du nord du Sharon jusqu'au centre et un nouvel échangeur au carrefour de Raanana.
Autres chantiers majeurs dans la région : le contournement de Kfar Yona et la modernisation de la route 57 pour 2 milliards de shekels, ainsi que l'aménagement de la route 4 entre la forêt d'Ilanot et le carrefour de Beit Lid, où l'on avance actuellement à 15-30 km/h aux heures les plus chargées.
"On ne peut pas élargir les routes indéfiniment", reconnaît Moshe Ben Zaken, directeur général du ministère des Transports. D'où une stratégie à deux voies : moderniser les infrastructures routières tout en développant massivement les transports publics pour offrir "une véritable alternative à la voiture".
Nissim Peretz, patron de Netivei Israel, le confirme : "Sur la plupart de ces axes, le volume de circulation dépasse considérablement la capacité planifiée." Les nouveaux projets visent non seulement à fluidifier le trafic automobile, mais aussi à créer des voies prioritaires pour les bus et les passagers.
Si les travaux respectent le calendrier prévu, certaines routes souffrant d'un encombrement considérable aujourd'hui pourraient retrouver une circulation normale d'ici quelques années. En tout, 17 chantiers titanesques doivent être lancés pour atteindre cet objectif, qui créeront certainement encore d'autres ralentissements... mais le jeu en vaudra la chandelle.
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