Israël

De plus en plus de jeunes femmes religieuses dans les rangs de Tsahal

Il s'agit du choix de ces jeunes femmes qui bénéficient pourtant d’une exemption pour motif religieux

3 minutes
19 janvier 2026

ParJohanna Afriat

De plus en plus de jeunes femmes religieuses dans les rangs de Tsahal
Soldate combattante de Tsahal Photo by Hadas Parush/Flash90

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Alors que le débat sur la conscription des étudiants de yeshiva fait rage, un record significatif a été enregistré en 2025 : environ 4 000 femmes issues du secteur religieux ont rejoint les rangs de l’armée israélienne. Un chiffre en nette progression par rapport au début de la décennie précédente, où elles étaient moins d’un millier. Cette hausse s’est opérée de manière graduelle, passant à environ 3 000 recrues en 2020, avant de s’accélérer au cours des deux dernières années de guerre.

Nombre de ces jeunes femmes avaient pourtant bénéficié d’une exemption pour motif religieux, à laquelle elles ont volontairement renoncé pour choisir le service militaire. Le potentiel total de recrutement des femmes religieuses est estimé à environ 9 000. Ces dernières années, une tendance claire se dessine : elles sont de plus en plus nombreuses à privilégier l’armée au service national, et ce malgré d’importants investissements financiers et des campagnes ciblées visant à encourager le service civil. Dans les faits, leur choix est de plus en plus assumé.

Deux évolutions majeures accompagnent cette dynamique. La première concerne l’accès aux rôles combattants. De plus en plus de jeunes femmes religieuses ne se contentent plus de s’engager, mais aspirent également à servir dans des unités de combat. L’armée israélienne a ouvert des filières spécifiques à leur intention, suscitant une forte demande. Récemment, une première section composée de plusieurs dizaines de combattantes religieuses a achevé sa formation et reçu l’insigne de combattante. Ce programme inédit permet à des recrues issues de séminaires religieux de concilier engagement militaire et mode de vie religieux.

La seconde évolution est apparue pendant la guerre : l’enrôlement dans la réserve de femmes n’ayant jamais servi dans l’armée, mais ayant effectué un service national. Ces volontaires ont suivi une formation militaire abrégée avant d’être affectées selon leurs compétences civiles, principalement dans les domaines médical (médecins et infirmières), logistique, services d’urgence, soutien psychologique et conseil juridique au sein du bureau du procureur militaire.

Malgré ces avancées, le tableau général reste contrasté. Près de 45 % des jeunes filles, toutes tendances confondues, ne s’enrôlent toujours pas dans l’armée. La majorité d’entre elles — environ 37 % — bénéficie d’une exemption fondée sur une déclaration religieuse. Cette réalité ne concerne pas uniquement les femmes orthodoxes et religieuses, qui représentent ensemble environ 30 % de la population féminine. Les données indiquent qu’environ 40 % des femmes religieuses s’enrôlent effectivement. Par ailleurs, les autorités observent une augmentation des abus de cette exemption, parfois obtenue avec facilité, y compris par des jeunes femmes laïques.

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