Lia Golovnetsitz, âgée de 3 mois, et Ari Katz, âgé de 6 mois, sont les deux nourrissons décédés lundi dans une crèche non autorisée de Jérusalem ce lundi. 53 autres enfants ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'un des bébés serait décédé bien avant l'arrivée des secours.
Il s'agissait du premier jour du petit Ari Katz dans cette structure, a indiqué l'hôpital Hadassah de Jérusalem où il avait été transporté. "Aujourd'hui, pour la première fois depuis sa naissance, sa mère l'a laissé quelques heures seulement avec une personne de confiance, une nounou qu'elle connaissait personnellement", a écrit sur les réseaux sociaux le frère de la mère du nourrisson, qui a quitté son emploi dans la mode pour s'occuper de son enfant. Il a tenu à préciser que sa sœur avait confié ses enfants aînés à la même éducatrice par le passé, la décrivant comme "dévouée et maternelle".
La mère de Lia, la petite fille de trois mois également décédée, a publié un message déchirant : "Ma Lia, ton âme restera à jamais en moi. Béni soit le juge de la vérité."
Les petits hospitalisés à Hadassah Ein Karem et à Hadassah Mont Scopus sont tous pleinement conscients et leur état est stable. Ils resteront en observation à l'hôpital cette nuit.
De manière troublante, l'examen approfondi des locaux après la catastrophe n'a révélé aucune anomalie apparente, ajoutant au mystère entourant les circonstances exactes de ces décès.
Cette tragédie a provoqué une onde de choc dans les secteurs de l'éducation et de la santé, soulevant de vives questions sur les carences du système de régulation des crèches et leur accessibilité pour l'ensemble de la population.
"Du point de vue de la santé publique, la sécurité des jeunes enfants ne peut reposer sur la chance ; elle exige une prévention fondée sur la présence active des autorités étatiques et locales", a déclaré le professeur Nadav Davidovich, directeur du département de politique de santé du Centre Taub.
"Les autorités, tant au niveau national que local, ont la capacité et l'obligation de recenser et de surveiller tous les cadres opérationnels, et de constituer une ligne de défense qui prévient les catastrophes avant qu'elles ne surviennent", a-t-il ajouté.
Des inégalités d'accès mortelles
Pour le professeur Davidovich, ce drame illustre "l'urgence de corriger les injustices liées aux inégalités d'accès aux services essentiels". "Rendre accessible à l'ensemble de la population des services de garde d'enfants supervisés, de qualité et subventionnés n'est pas seulement un besoin éducatif, mais aussi une obligation sanitaire et morale", a-t-il insisté.
L'expert plaide pour que les garderies soient considérées "comme une infrastructure nationale essentielle à tous égards", estimant que la réduction des inégalités d'accès garantirait "un niveau uniforme de sécurité et de santé pour chaque enfant, indépendamment de son lieu de résidence ou de la situation économique de ses parents".
Ces incidents tragiques surviennent juste au moment où les parents doivent inscrire leurs enfants à la crèche pour l'année prochaine et rapportent des hausses de tarifs de 7 à 14 %. Les hausses de tarifs, constantes depuis 2020, poussent les familles à rechercher des modes de garde alternatifs plus abordables.
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