Le cabinet restreint a décidé de ne pas ouvrir, pour l’heure, le point de passage de Rafah, malgré la demande des États-Unis. Un haut responsable israélien a indiqué que l’ajout de représentants turcs et qataris au conseil chargé de superviser la reconstruction de Gaza ne figurait pas dans les accords initiaux entre Israël et Washington. Il a également souligné que les prérogatives du nouvel organe et son rôle exact demeurent flous.
Selon ce responsable, « l’intégration de la Turquie et du Qatar s’est faite par-dessus la tête de Benjamín Netanyahou. C’est une vengeance de Jared Kushner et aussi de Steve Witkoff contre lui, en raison de son insistance à ne pas ouvrir le passage avant la restitution du corps de l’otage Ran Guaily. »
La décision du cabinet intervient dans le contexte des déclarations de Netanyahou, ce soir, à la tribune de la Knesset, selon lesquelles « nous sommes à l’aube de la phase B, qui signifie une chose simple : le Hamas sera désarmé et Gaza démilitarisée, par la voie facile ou par la voie difficile ». Il a ajouté : « Il n’y aura pas de soldats turcs ou qataris à Gaza. Nous avons un différend avec les États-Unis sur la composition du conseil des conseillers. »
En réaction, le chef de l’opposition Yair Lapid a déclaré : « Le président Donald Trump a publié — par-dessus ta tête — la composition du comité exécutif de Gaza. Les hôtes du Hamas à Istanbul et à Doha, partenaires idéologiques du Hamas, ont été invités à gérer Gaza. » Il a ajouté : « Le président Trump a également publié la composition de la commission de technocrates censée gérer la vie quotidienne à Gaza. Je sais que vous tentez d’en brouiller la lecture, mais l’acteur dominant de cette commission est l’Autorité palestinienne. »
Mercredi, l’émissaire américain Steve Witkoff a annoncé le passage à la phase B du plan du président Donald Trump pour la bande de Gaza. L’annonce américaine ne faisait aucune référence à l’ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens — un levier qui figurait parmi les derniers atouts d’Israël pour obtenir la restitution du corps de l’otage. Des sources israéliennes indiquent qu’il existe des préparatifs en vue d’une action militaire visant à démanteler le Hamas, si l’organisation terroriste ne le fait pas elle-même.
Deux jours plus tard environ, le président Trump a annoncé la création du « Conseil exécutif pour Gaza » et en a dévoilé les membres. Outre Witkoff et Kushner, y siègeront le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, ainsi que le haut responsable qatari Ali Al-Thawadi.
Les rejoignent également : le chef du renseignement égyptien Hassan Rashad ; l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair ; le milliardaire juif américano-israélien Marc Rowan ; la ministre émiratie Reem Al-Hashimy ; l’ancien ministre bulgare des Affaires étrangères et de la Défense Nikolay Mladenov, qui fut également envoyé spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient ; l’homme d’affaires israélo-chypriote Yakir Gabay, spécialisé dans l’immobilier, la technologie et les investissements internationaux ; ainsi que la représentante de l’ONU Sigrid Kaag.
Cet organe opérera sous l’autorité du « Conseil de la paix » et au-dessus du gouvernement technocratique palestinien appelé à gérer concrètement la situation sur le terrain, en lieu et place de l’administration du Hamas. Le Conseil de la paix est présidé par Trump lui-même. Sous son autorité agiront également Witkoff, Kushner, Blair et Rowan, ainsi que le secrétaire d’État américain Marco Rubio, le président de la Banque mondiale Ajay Banga, et le vice-conseiller américain à la sécurité nationale Robert Gabriel.
POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIl CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael