Le Parlement iranien a averti que toute atteinte au Guide suprême, Ali Khamenei, serait considérée comme une déclaration de guerre. Selon cette menace, un tel scénario conduirait à la publication d’une fatwa - un décret religieux - appelant à un jihad, qualifié de « guerre sainte ».
Des médias officiels iraniens ont relayé une déclaration de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, précisant qu’en cas d’attaque contre le Guide suprême, les autorités religieuses publieraient un appel destiné aux « soldats de l’islam dans le monde entier » afin qu’ils rejoignent le jihad. Cet avertissement intervient après plusieurs déclarations du président américain Donald Trump, laissant entendre qu’un changement à la tête du régime iranien serait souhaitable.
Dans l’idéologie de la République islamique, Ali Khamenei n’est pas seulement un dirigeant politique. Il incarne le principe du velayat-e faqih - la tutelle du juriste-théologien - selon lequel, en l’absence de l’imam caché du chiisme, l’autorité suprême revient au plus éminent des religieux, censé représenter la volonté divine sur terre. Ce statut lui confère une autorité à la fois religieuse et politique, plaçant sa fonction au-dessus des institutions étatiques.
Selon des responsables sécuritaires, la menace iranienne ne se limite pas à une posture verbale. Une élimination du Guide suprême pourrait effectivement déboucher sur une fatwa officielle appelant l’ensemble des composantes de l’« axe de la résistance » chiite — notamment le Hezbollah, les Houthis et les milices chiites irakiennes — à lancer des actions armées contre les États-Unis. De telles opérations pourraient viser des bases américaines au Moyen-Orient ainsi que des navires américains en mer Rouge.
Parallèlement, des sources diplomatiques indiquent que Donald Trump poursuit une stratégie de pression maximale à l’égard de Téhéran, affichant une disposition à une escalade majeure, même au prix d’une déstabilisation régionale. Les États-Unis continuent, dans le même temps, de renforcer leur présence militaire dans la région. Selon ces sources, la Turquie et plusieurs pays arabes suivent la situation avec inquiétude, redoutant qu’une opération militaire américaine limitée échoue et entraîne une escalade généralisée, à l’image des précédents irakien et afghan.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi soir, Donald Trump a évoqué les tensions avec l’Iran en déclarant : « Nous leur avons dit que s’ils procédaient aux 800 exécutions, ce serait pour eux un très mauvais jour. Ils ont décidé de ne pas le faire. Nous verrons ce qui se passera ensuite. »
Dans un entretien accordé à la chaîne News Nation, il a également affirmé que toute tentative iranienne de l’assassiner conduirait les États-Unis à « effacer l’Iran de la surface de la Terre », ajoutant que toute répression violente de manifestations serait suivie d’une riposte américaine « très dure ».
D’après des responsables de haut niveau du système de sécurité, Washington élaborerait une option de frappe militaire d’envergure contre l’Iran, visant des actifs stratégiques du régime. Un tel scénario pourrait ébranler profondément le pouvoir en place, voire provoquer son effondrement. Une évolution de cette ampleur aurait des répercussions durables sur l’équilibre régional. En Israël, les autorités se préparent à différents scénarios, tandis que dans le monde arabe, certaines voix expriment la crainte qu’un affaiblissement de l’Iran ne renforce encore la position régionale d’Israël.
Dans le même temps, les services de renseignement occidentaux indiquent ne pas détecter, à ce stade, de fissures significatives au sein de l’appareil dirigeant iranien. Le courant réformiste demeure silencieux. Selon ces évaluations, Ali Khamenei pourrait percevoir la stratégie de Donald Trump comme une tentative de le contraindre à capituler - une lecture susceptible de le rendre plus imprévisible. Âgé de 86 ans, après un affaiblissement notable des capacités nucléaires iraniennes, il pourrait estimer n’avoir plus grand-chose à perdre et être tenté d’actions militaires risquées, visant directement les forces américaines dans le Golfe ainsi qu’Israël.
Dans ce contexte, le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a averti il y a deux jours, lors d’une visite au commandement du front intérieur, que « face aux menaces, Tsahal est prête à déployer une capacité offensive sans précédent ». Le message adressé à Téhéran est explicite : toute indication d’une intention d’attaque contre Israël entraînera une frappe préventive d’une intensité maximale, indépendamment d’une coordination avec les États-Unis.
Le régime iranien traverse aujourd’hui une crise existentielle profonde. מאז la Révolution islamique de 1979, toutes les tentatives de réformes internes - y compris portées par des figures de premier plan - ont été systématiquement réprimées, malgré des vagues récurrentes de contestation populaire. Le pouvoir repose sur un ensemble idéologique, sécuritaire, économique et militaire intégré, dominé par les Gardiens de la Révolution et par l’establishment religieux dirigé par Ali Khamenei, qui se considère comme le représentant de Dieu sur terre.
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