Ces opérations avaient été précédées d'avis d’évacuation diffusés en arabe par le porte-parole de Tsahal, le colonel Avichay Adraee.
Selon des sources libanaises, des frappes ont visé les villages d'al-Kfour et Ansar dans le district de Nabatieh, ainsi que les localités de Qanarit et al-Kharayeb, situées à proximité de la ville de Sidon. Par la suite, Tsahal a annoncé avoir frappé quatre points de passage à la frontière entre la Syrie et le Liban, utilisés selon elle pour le transfert d’armes vers le territoire libanais. L’armée israélienne a également indiqué avoir éliminé un trafiquant et contrebandier d’armes de premier plan dans la région de Sidon.

D’après un communiqué de Tsahal, les frappes contre les points de passage frontaliers ont été menées dans la zone d’al-Hermel, au nord-est du Liban. Ces axes servaient, selon l’armée, au transfert d’armes destinées au Hezbollah. Lors d’une autre frappe menée plus tôt dans la journée dans la région de Sidon, a été tué Mohammad Awada, présenté comme un acteur central du trafic d’armes au sein du Hezbollah.
« Dans le cadre de ses fonctions, Awada a promu et géré le transfert de moyens de combat à l’organisation terroriste, notamment par l’intermédiaire de sociétés écrans qui commandaient et transportaient des marchandises interdites depuis plusieurs pays, dont l’Irak, la Syrie et des États du Golfe », a précisé Tsahal. Awada employait de nombreux passeurs chargés d’acheminer des armes depuis l’Irak vers la Syrie puis le Liban. « Tsahal continue de surveiller les tentatives de renforcement militaire du Hezbollah le long de l’ensemble des axes de transfert d’armes et agira face à toute violation des accords entre Israël et le Liban », ajoute le communiqué.
Plus tôt, Tsahal avait annoncé avoir frappé des dépôts d’armes et un site souterrain utilisé pour le stockage d’armements du Hezbollah dans le sud du Liban, après la diffusion d’avis d’évacuation adressés aux habitants de cinq villages du district de Nabatieh et de la région de Sidon, sur la côte méditerranéenne.
« Les infrastructures visées étaient implantées au cœur de zones civiles, illustrant une nouvelle fois l’utilisation cynique par l’organisation terroriste de la population libanaise comme bouclier humain et son activité à partir de biens civils », a indiqué l’armée.
La chaîne libanaise Al-Mayadeen, proche du Hezbollah, a rapporté qu’au moins une personne avait été légèrement blessée lors de la frappe à Qanarit. Il s’agirait d’un journaliste présent sur les lieux aux côtés d’autres reporters. La chaîne a également affirmé que des habitants avaient refusé d’évacuer plusieurs quartiers « afin de ne pas céder aux menaces de l’occupation », ajoutant que la maison visée dans ce village avait été entièrement détruite.
Par ailleurs, Tsahal a annoncé l’élimination du ressortissant libanais Abou Ali Salameh, présenté comme officier de liaison du Hezbollah dans le village de Yanouh, dans le sud du Liban. Selon l’armée, il supervisait les activités de l’organisation dans ce village afin de permettre son implantation au cœur de l’espace civil et de biens privés, ainsi que l’intégration d’infrastructures terroristes au sein de la population.
Tsahal a précisé que le 13 décembre dernier, elle a alerté l’instance chargée de faire respecter le cessez-le-feu pour exiger le démantèlement d’un dépôt d’armes du Hezbollah situé dans le village de Yanouh. Dans ce cadre, Abou Ali Salameh, qui servait d’officier de liaison du Hezbollah dans le village, a été informé par l’armée libanaise de cette demande. Au lieu de coopérer avec l’application de l’accord, il a transmis l’information au Hezbollah,qui a empêché toute action de démantèlement en provoquant un rassemblement, permettant ainsi à l’organisation de déplacer les armes hors du site. « À l’issue de l’événement, Salameh s’est entendu avec l’armée libanaise pour documenter un site vidé de ses armes, afin de prétendre que le complexe était vide », ajoute l’armée. Toujours selon Tsahal, « au cours de l’opération de l’armée libanaise, plusieurs boîtes suspectes ont été sorties par la porte arrière du bâtiment ». Ces agissements constitueraient, selon l’armée israélienne, une violation des accords entre Israël et le Liban.
Depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu à la fin de l’année 2024, Tsahal mène des frappes quasi quotidiennes contre des cibles du Hezbollah. L’accord prévoit notamment que l’armée libanaise fasse respecter le désarmement du sud du pays. Toutefois, selon Israël, le Hezbollah entrave cette mission et empêche l’armée libanaise - dont certains soldats entretiennent des liens avec l’organisation - de remplir ses obligations.
Le gouvernement de Beyrouth hésite à s’opposer frontalement au Hezbollah, par crainte de précipiter le pays, déjà fragilisé par de profondes crises économiques et sociales, dans une nouvelle guerre civile. Un ultimatum exigeant le désarmement du Hezbollah avant le 1ᵉʳ janvier a expiré sans être appliqué. Malgré les avertissements d’Israël et des États-Unis, la situation reste marquée, pour l’heure, par une routine de frappes dites « d’application » sur le front nord.
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