Il s’agit du radar de contrôle du trafic aérien HTRS-100, fabriqué par l’entreprise turque de défense ASELSAN. L’ambassadeur de Turquie en Syrie, Nuh Yilmaz, a qualifié ce déploiement de « mise à niveau majeure des infrastructures » pour le principal hub aérien de la capitale syrienne. Selon un expert turc cité par les médias, le système permet une « détection et un suivi précis de toutes les cibles aériennes autour des aéroports, en intégrant les technologies les plus avancées afin de garantir une fiabilité et des performances maximales ».
Le radar opère sur une portée estimée entre 150 et 200 kilomètres. D’après des sources du renseignement occidental, cette démarche pourrait réduire de manière significative la liberté d’action aérienne d’Israël au-dessus de la Syrie. Au cours de l’année écoulée, Israël a opéré librement dans l’espace aérien syrien et a également utilisé ce couloir pour atteindre des cibles dans d’autres pays, notamment en Iran.
Il y a environ un an, peu après la chute du régime de Bachar el-Assad, Israël a mené une série de frappes contre des bases militaires en Syrie, y compris des installations de l’armée de l’air syrienne. Ces opérations s’inscrivaient dans un contexte de préoccupations israéliennes liées à la possibilité d’une implantation militaire turque permanente sur le sol syrien, incluant le déploiement de drones. À l’époque, un haut responsable sécuritaire israélien avait déclaré que l’établissement d’une base militaire turque en Syrie constituerait une « menace potentielle ».: « Si une base aérienne turque était établie, elle porterait atteinte à la liberté d’action d’Israël en Syrie, une menace potentielle à laquelle nous nous opposons, nous avons frappé ces bases pour adresser un message clair : nous n’accepterons pas que notre liberté d’action aérienne soit compromise. »
Ces dernières semaines, les tensions entre Israël et la Turquie se sont encore accentuées. Le quotidien turc Yeni Şafak, réputé proche du président Recep Tayyip Erdogan, a titré : « Israël est l’ennemi numéro un de la Turquie », au lendemain d’une réunion trilatérale entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les dirigeants de la Grèce et de Chypre. Lors de cette rencontre, Benjamin Netanyahu a déclaré : « À ceux qui fantasment sur la restauration de leurs empires, cela n’arrivera pas », une allusion perçue comme visant le président turc.
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