Sécurité

Gaza : une transition sous parapluie américain, mais un avenir toujours incertain

Pendant que l’attention se concentre sur Téhéran, la situation dans la bande de Gaza évolue sur un fil tendu entre décisions diplomatiques et réalités sécuritaires.

2 minutes
22 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Gaza : une transition sous parapluie américain, mais un avenir toujours incertain
Les États-Unis ont acté le passage à une « phase B » du dossier gazaoui alors que la dépouille de Ran Gvili est toujours détenue à Gaza, autorisation

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Les États-Unis ont acté le passage à une « phase B » du dossier gazaoui. Une administration civile internationale se met progressivement en place, sous égide américaine, avec la participation de plusieurs pays. Un processus encore incomplet, et surtout source de profondes interrogations côté israélien. D’abord parce que certaines des nations associées à cette future gouvernance ne partagent pas nécessairement les intérêts sécuritaires d’Israël. Ensuite parce que deux questions centrales restent sans réponse.

La première concerne le sort de Ran Gvili dont le corps est toujours détenu à Gaza. Les efforts se poursuivent pour la localiser, mais un constat inquiète : la pression militaire et diplomatique sur le Hamas semble s’alléger. Un signal que l’organisation terroriste perçoit, et dont elle pourrait tirer profit en jouant la montre.

La seconde question est encore plus explosive : comment désarmer le Hamas ? À ce stade, aucun mécanisme clair, contraignant et vérifiable n’a été présenté. Le risque est réel de voir le processus avancer politiquement, tout en échouant sur l’essentiel : empêcher le Hamas de conserver une capacité militaire.

Dans cette configuration, une inquiétude majeure se dessine : celle d’un scénario à la libanaise. Un Hamas officiellement marginalisé, mais en réalité intégré au nouveau système, capable de se reconstituer en silence, à la fois sur les plans militaire et civil. Un « modèle Hezbollah » version Gaza.

Israël devra alors composer avec une administration internationale, sous parapluie américain, tout en voyant son autonomie opérationnelle potentiellement restreinte. La clé réside dans la capacité de Washington à exercer une pression réelle et constante sur l’ensemble des acteurs. Sans cela, aucune reconstruction durable ne sera possible, et le retour du terrorisme deviendra inévitable.

Personne ne prétend aujourd’hui détenir des réponses définitives. Les services de renseignement eux-mêmes jonglent avec une multitude de scénarios, parfois contradictoires. Une chose, en revanche, ne fait plus débat : sans un dispositif politique et sécuritaire robuste, Gaza ne connaîtra pas le calme. La seule inconnue est le délai avant la prochaine déflagration.

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