Sécurité

Soutien renforcé d'Israël aux milices anti-Hamas dans la bande de Gaza

Selon un article du Wall Street Journal, Israël apporterait un soutien étendu à de nouvelles milices opérant dans la bande de Gaza et hostiles au mouvement islamiste Hamas, dans le but d’affaiblir son contrôle sans engager directement Tsahal dans ces zones.

3 minutes
25 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Soutien renforcé d'Israël aux milices anti-Hamas dans la bande de Gaza
L'une des plus grandes milices, les Forces populaires, opère près de la ville méridionale de Rafah, crédit : Facebook

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D’après des sources israéliennes citées par le quotidien américain, ce soutien prendrait différentes formes : assistance aérienne via drones, partage de renseignements, ainsi que la fourniture d’armes, de cigarettes et de nourriture. Certains combattants de ces formations auraient même été évacués vers des hôpitaux israéliens après avoir été blessés lors d’affrontements.

Ces milices, souvent composées de dizaines voire de centaines de combattants installés dans des secteurs sous contrôle israélien, revendiquent des attaques contre le Hamas dans des zones que Tsahal ne considère normalement pas comme un théâtre d’opérations directes. Le chef de l’une de ces factions, Hossam al-Astal, s’est vanté publiquement d’avoir tué un responsable de la police du Hamas, et a diffusé une vidéo dans laquelle il déclare : « Comme nous sommes parvenus jusqu’à lui, nous parviendrons aussi jusqu’à vous. »

En réaction à ces actions, le Hamas a qualifié ces groupes de « agents de l’occupation israélienne ». Al-Astal a toutefois réfuté avoir reçu un soutien militaire israélien direct au-delà de l’aide logistique, affirmant que ses hommes opèrent de façon autonome et que ce sont eux qui ont neutralisé les éléments du Hamas.

Selon l’officier israélien Yaron Buskila, également cité par le Wall Street Journal, lorsque ces milices mènent des opérations contre le Hamas, Tsahal les surveille étroitement et les aide si la situation l’exige. « Cela signifie leur fournir des informations, et si nous voyons que le Hamas tente de les menacer ou de se rapprocher, nous intervenons activement », a-t-il expliqué.

Malgré cette coopération de fait, ces groupes n’ont pas réussi à se transformer en alternative crédible au Hamas. Leur nombre varie, selon les estimations des milices elles-mêmes ainsi que de sources israéliennes et arabes, de quelques centaines à plusieurs milliers de combattants. Ils ont établi de petites communautés dans certaines parties de Gaza sous contrôle militaire israélien, mais restent marginalisés face à la structure et au pouvoir du Hamas.

La question de ce soutien indirect soulève un débat stratégique : faciliter l’émergence de forces locales hostiles au Hamas pourrait permettre à Israël de réduire l’influence du mouvement sans s’engager frontalement. En revanche, cette approche comporte des risques d’escalade et de fragmentation interne, alors que la bande de Gaza demeure une zone de tensions complexes, où chaque nouvel acteur armé peut à la fois affaiblir et déstabiliser davantage l’équilibre fragile entre factions et populations civiles.

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