Israël

Sondage: les Israéliens craignent plus les accidents de la route que la guerre

Une enquête inédite menée en novembre 2025 par l'association Or Yarok via l'institut "Magar Homot" révèle une réalité surprenante.

3 minutes
26 janvier 2026

ParGuitel Benishay

Sondage: les Israéliens craignent plus les accidents de la route que la guerre
Photo by Yonatan Sindel/Flash90

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Dans un pays constamment sous tensions sécuritaires, ce qui inquiète le plus les Israéliens n'est pas la guerre mais les accidents de la route.

C'est ce que révèle une enquête inédite menée en novembre 2025 par l'association Or Yarok via l'institut "Magar Homot".

L'étude, qui a examiné les attitudes du public concernant la gestion gouvernementale de la sécurité routière, livre des chiffres éloquents : 24% des personnes interrogées ont exprimé leur crainte des accidents de la route, et 24% de la situation économique. En comparaison, seulement 23% ont indiqué craindre la guerre. 21% ont mentionné la maladie comme source d'inquiétude, et 8% ont évoqué d'autres préoccupations.

Le constat est accablant pour le gouvernement : 80% du public ont attribué la note la plus basse possible – 1 sur 10 – à la ministre des Transports et de la Sécurité routière, Miri Regev, avec une moyenne générale de seulement 3,40. Il s'agit d'une baisse constante pour la quatrième année consécutive.

Me Yaniv Yaakov, directeur général de l'association Or Yarok, a réagi à ces données : "Ce sondage prouve à quel point le public craint et s'inquiète des accidents de la route, et combien ce dossier n'est pas géré. L'État d'Israël a baissé les bras dans la lutte contre le carnage routier. Voilà à quoi ressemble une faillite. Les priorités doivent changer. La guerre est terminée et il faut se concentrer sur l'éradication de la guerre sur les routes qui coûte la vie à des centaines de personnes et cause à des milliers de personnes chagrin, souffrance et douleur."

Concernant les mesures à prendre, les avis du public sont partagés : 34% estiment que le durcissement des sanctions contre les contrevenants routiers constitue la solution la plus efficace. 20% voient dans l'amélioration des transports publics la réponse la plus appropriée, tandis que 19% pensent que l'ajout de policiers et de patrouilles renforcera la dissuasion. L'amélioration des routes dangereuses a reçu le soutien de 15%, et l'élargissement de l'éducation à la prudence routière celui de 12%.

S'agissant de la responsabilité du carnage routier – domaine dans lequel Israël figure parmi les pays européens ayant réalisé le moins de progrès – 56% du public estiment que la faute se partage équitablement entre le ministère des Transports et les conducteurs. 29% accusent uniquement le ministère, et 15% considèrent les conducteurs comme les seuls responsables.

53% des sondés ont déclaré que soit eux-mêmes, soit un proche, ont été impliqués dans un accident de la route au cours des cinq dernières années. 58% estiment que le risque d'être blessé dans un accident est élevé ou très élevé.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIl CLIQUEZ ICI https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael 

ActuJ