Tout au long du parcours, des milliers de citoyens se sont massés sur les bas-côtés, brandissant des drapeaux israéliens. Un silence lourd, ponctué de larmes, de saluts militaires et d’applaudissements contenus, a accompagné le passage du convoi funéraire.

Très émue, la mère de Ran, Talik, a confié l’émotion ressentie par la famille face à cette mobilisation spontanée : « Voir tous ces gens au bord de la route, c’était bouleversant. Cela réchauffe le cœur et donne une force inimaginable. On roulait, on voyait, on pleurait. »
Son père, Itzik, a ajouté : « Cet amour du peuple d’Israël, c’est exactement ce que Rani mérite. »
Au camp de Shoura, Itzik Gvili a récité le Kaddish au-dessus du cercueil de son fils, avant de lui rendre un salut militaire. Sa mère est ensuite allée à la rencontre des personnes venues lui rendre hommage, les remerciant et les étreignant une à une.
Raz, ami d’enfance de Ran, a résumé en quelques mots le parcours de celui qu’il appelait « Rani » :
« Il est mort en réalisant son rêve : protéger l’État. Depuis l’âge de quatre ans, à chaque fête de Pourim, il se déguisait en soldat. » Un message, dit-il, que Ran aurait voulu transmettre : « Soyez Rani. Soyez courageux. Réalisez vos rêves. » Ron Hamo, son camarade d’unité, a tenu à rappeler que Ran avait fait un choix conscient : « Il est revenu. Que tout le pays le sache : Rani a sacrifié sa vie pour le peuple d’Israël. Il n’était pas obligé de sortir. »
Il y a deux jours, 843 jours après le massacre du 7 octobre, Ran Gvili a été localisé dans un cimetière de l’est de Gaza lors de l’opération « Cœur vaillant ». Son identification a été rendue possible après l’examen de quelque 250 corps palestiniens. Il portait encore son uniforme de police.
